Une cabine UV. . © Crédits photos capture vidéo Dailymotion

L’Agence nationale de sécurité sanitaire préconise l’arrêt des cabines de bronzage

Pour l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), les cabines de bronzage présentent un risque de cancer "avéré" et demande aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l'exposition de la population aux UV artificiels.

L’agence donne un chiffre fort, comme un symbole : “En France, il a été estimé que 43% des mélanomes chez les jeunes pouvaient être attribués à une utilisation de ces cabines avant l’âge de 30 ans“. Un chiffre qui fait peur pour la santé et pour les fabricants de cabines de bronzage.

Sur LCI, la dermatologue Claudine Blanchet-Bardon explique : “Dans ces centres de bronzage, il s’agit de diffusion d’UV avec un spectre solaire qui n’est pas complet, ces cabines ne délivrent que des UVA (il existe 3 types de rayonnements UV : les UVA, les UVB et les UVC, ndlr). D’une part, ces UVA fragilisent la peau et cassent les fibres élastiques d’où un vieillissement cutané accéléré. De l’autre, ils sont des cancérogènes“, indique la spécialiste.

Cancer de la peau

L’Anses ajoute que les risques de cancer sont avérés depuis plusieurs années “Les personnes ayant eu recours au moins une fois aux cabines de bronzage avant l’âge de 35 ans augmentent de 59% le risque de développer un mélanome cutané, ce cancer étant le plus grave du fait de sa capacité à se propager rapidement à d’autres parties du corps“, indique l’agence.

Les dermatologues demandent depuis 3 ans l’arrêt des cabines de bronzage tout comme bon nombre de sénateurs. Le Centre international de recherche sur le cancer a déclaré “cancérogènes certains” l’ensemble du spectre UV (UVA, UVB, UVC) ainsi que les appareils de bronzage depuis 2009.

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