Une personne âgée. . © Crédits photos capture Dailymotion

Le nombre de malades de Parkinson aura augmenté de 56% en 2030

En France, environ 160 000 personnes étaient traitées contre la maladie de Parkinson en 2015. Entre 2015 et 2030, les cas auront augmenté de 56%...

Une étude du “Bulletin épidémiologique hebdomadaire” fait état d’une augmentation importante du nombre de malades atteints par la maladie de Parkinson (+56% en 15 ans). Il y aura 260.000 Français touchés en 2030 par cette affection chronique, lentement évolutive.

Une estimation basse

Pour les chercheurs de “Santé publique France” et de l’”Inserm”, ces chiffres sont une fourchette du fait d’un sous-diagnostic parmi les populations les plus âgées.
Globalement, la maladie touche environ 2 femmes sur 1.000 et 3 hommes sur 1.000. D’ici à 2030, une personne sur 120 sera concernée parmi les plus de 45 ans. Dans le monde, la maladie de Parkinson est l’affection neurologique dont le nombre de cas a le plus augmenté en 25 ans.

Parmi les facteurs de risque l’âge représente le principal facteur de risque de la maladie. Rare avant l’âge de 50 ans, sa fréquence augmente ensuite fortement avec le vieillissement. L’âge moyen au diagnostic se situe autour de 75-80 ans.

Le rôle de l’exposition aux pesticides a été largement étudié. L’hypothèse d’un lien entre la maladie de Parkinson et l’exposition aux pesticides a été émise au début des années 1980 suite à l’apparition de plusieurs cas de syndrome parkinsonien parmi des toxicomanes ayant utilisé par voie intraveineuse du 1-méthyl-4-phényl-1,2,3,6-tétrahydro pyridine (MPTP).
Cette molécule, une fois métabolisée, a une structure chimique proche de celle du paraquat, un herbicide non sélectif dont l’utilisation est depuis 2007 interdite dans les pays membres de l’Union Européenne.
Par la suite, plusieurs études ont porté sur le rôle de l’exposition professionnelle aux pesticides dans la MP. Une méta-analyse de 46 études a estimé que le risque de MP est 1,6 fois plus élevé chez les personnes exposées aux pesticides au cours de leur vie. Deux autres méta-analyses retrouvent des résultats similaires.
Le rôle d’autres expositions professionnelles comme l’exposition aux métaux ou aux solvants a également été évoqué.

Les chercheurs fondent beaucoup d’espoir sur l’immunothérapie. L’objectif est d’injecter des anticorps pour aller cibler et éliminer les dépôts agglomérés de protéines dans les cellules à dopamine qui pilotent le contrôle des mouvements. Un essai clinique en phase II incluant 300 patients est actuellement en cours au CHU de Nantes.