Tique du chevreuil . © Steven Ellingson / Shutterstock.com

Le gouvernement lance un plan de lutte contre la maladie de Lyme

Le gouvernement a dévoile jeudi 29 septembre son plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a présenté jeudi 29 septembre son plan national pour lutter contre la maladie de Lyme, en améliorant la prévention,son diagnostic et sa prise en charge. Cette pathologie aussi connue sous le nom de borréliose est transmise par les tiques et encore considérée comme une maladie rare en France même si elle toucherait environ 27.000 personnes par an.

Un large plan national pour améliorer la lutte

La ministre a dévoilé un plan de lutte ambitieux et annoncé : “Ce plan vise à éviter le sentiment d’abandon et l’errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades de Lyme. Il permet de mieux comprendre la maladie, de soigner plus efficacement les patients et de mobiliser tous les outils disponibles pour prévenir la maladie”.

Plusieurs axes d’amélioration sont prévus. La prévention se fera notamment par des panneaux en forêt, une application smartphone pour signaler la présence de tiques, une campagne d’information auprès du public et des formations pour les professionnels de santé. Pour la prise en charge, un protocole national de diagnostic et de soins sera établi, des centres spécialisés seront crées et dédiés à la maladie afin que les patients puissent facilement s’avoir à qui s’adresser.

Une phénomène préoccupant

Cette maladie encore trop méconnue et sans vaccin présente des symptômes dermatologiques, neurologiques, articulaires, et plus rarement cardiaques ou ophtalmiques, qui sont plus ou moins important selon les patients et souvent imputables à d’autres pathologies. Elle est plus difficile à détecter a des stades avancés et de manière générale plus le traitement est précoce mieux sera la guérison. Le principal indicateur est une tâche rouge en forme de cercle autour de la piqure qui peut apparaître après quelques semaines.

Avec les changements climatiques, des hivers plus doux, l’augmentation des forêts, les tiques se sont multipliées ces dernières années au point de devenir un enjeu de santé publique qui a poussé le gouvernement à agir. On estime que environ 14% des tiques seraient infectées de la bactérie responsable de la maladie de Lyme, avec d’importantes variations selon les climats régionaux plus ou moins favorables.