L’UE et ses principaux partenaires organiseront le 3 mars à Bruxelles une conférence internationale à haut niveau sur Ebola, pour faire le point sur la lutte contre le virus et les mesures de reconstruction des pays touchés, a-t-on appris mardi auprès de la Commission européenne.
Plus de 80 délégations africaines, européennes et d’organisations et agences internationales doivent participer à ce rendez-vous qui sera coprésidé par les présidents des pays frappés de plein fouet par l’épidémie –Guinée, Sierra Leone et Liberia– et par le Togo, coordinateur de la lutte contre Ebola en Afrique de l’Ouest.
Le Fonds monétaire international (FMI), qui a accordé la semaine dernière 100 millions de dollars d’allègement de dette aux trois pays africains frappés par Ebola, doit aussi participer à la conférence, aux côtés de la Banque mondiale, du secteur privé et d’instituts de recherche.
L’Union européenne, qui a pour sa part mobilisé plus d’un milliard d’euros pour enrayer l’épidémie, sera notamment représentée par la chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, et le coordinateur de l’UE pour la lutte contre Ebola, Christos Stylianides.
Selon M. Stylianides, l’enjeu du rendez-vous est à long terme d’aider les pays touchés à « prendre un nouveau départ ».
A plus court terme, les participants doivent « faire le point sur la lutte actuelle contre le virus et coordonner les actions à venir en vue de son éradication ».
« L’idée est de faire une réponse européenne avec un plan d’action pour les trois pays touchés. On n’est plus dans l’urgence mais dans la reconstruction de ces pays », a expliqué la secrétaire d’État française au Développement, Annick Girardin, lors d’un point de presse à Paris.
Elle a souligné que ces pays étaient confrontés à « quatre défis de l’après-Ebola », soit la reconstruction de leur système de santé, la réponse aux crises alimentaires, la reconstruction économique et la prise en charge de jeunes orphelins et/ou déscolarisés à cause de l’épidémie.
Le bilan de l’épidémie d’Ebola s’est de nouveau alourdi dans les trois pays d’Afrique les plus touchés par la maladie, en franchissant la barre des 9.000 morts, selon les chiffres publiés vendredi à Genève par l’Organisation mondiale de la santé.