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Les effets indésirables des appareils d’épilation définitive

Les appareils d'épilation lasers, à lumière pulsée, à ultrasons, à froid ainsi que les appareils de lipolyse auraient des effets indésirables systématiques selon l'Anses.

Mauvaise nouvelle pour celles et ceux qui aiment avoir la peau lisse comme celle d’un bébé ! D’après une étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), il vaudrait mieux garder vos poils ou avoir recours à une épilation temporaire plutôt que d’utiliser des appareils à épilation définitive. Ces appareils et ceux à lipolyse, contre la cellulite, présentent des effets indésirables.

Epilation définitive : des effets indésirable

Alors qu’ils sont en forte augmentation, aussi bien en institut qu’à la maison, les appareils d’épilation définitive peuvent “occasionner des effets indésirables, qui peuvent aller de réactions inflammatoires légères jusqu’à des brûlures cutanées”, voir même des brûlures oculaires en l’absence de protection et en cas de mauvaise utilisation. Qu’ils utilisent de la lumière pulsée intense, des lasers, des ultrasons ou le froid, ces appareils présentent des risques d’utilisation. Ils engendrent des réactions inflammatoires dans la plupart des cas mais aussi des troubles pigmentaires et des sensations de brûlures.

En ce qui concerne les appareils à lipolyse, des inflammations importantes et des douleurs sont souvent rapportés, en plus de cas d’acné, de croûtes et de problèmes de pigmentation lors de l’utilisation de diode laser, de cryolipolyse ou de massages mécaniques. L’Agence note également “que les principes de fonctionnement et d’efficacité de certains de ces appareils ne sont pas démontrés”.

Réglementation à revoir

L’Anses souligne l’absence de réglementation autour de ces produits puisque “hormis pour certains appareils à laser réservés à un usage professionnel, la mise sur le marché des appareils à visée esthétique n’est pas encadrée au regard de leurs effets potentiels sur la santé”.

En outre, elle “recommande de revoir l’ensemble du cadre réglementaire associé aux appareils à visée esthétique et à leur utilisation, dans l’objectif d’améliorer la protection de la santé et de la sécurité des usagers, autant dans un cadre professionnel que domestique”. Elle suggère de soumettre ces appareils “aux mêmes exigences que celles applicables aux dispositifs médicaux” et des les accompagner d’une information obligatoire préalable par rapport aux risques de survenue d’effets indésirables.