Les coûts qu’occasionnent les services de soins infirmiers et ceux des kinésithérapeutes augmentent de façon constante depuis les années 2000, à raison de 5,7% l’an, totalisant 10, 7 milliards d’euros au dernier bilan. La Cour des comptes estime qu’infirmiers et kinés sont de plus, mal répartis sur le territoire, causant des inégalités de services.
La Cour des comptes épingle les infirmiers et les kinésithérapeutes
Il y aurait, notamment, sept fois plus d’infirmiers en Haute-Corse que dans les Yvelines, eu égard au nombre d’habitants. Pour diminuer les coûts, la Cour propose de fixer un montant maximal afin de faire baisser les tarifs des soins. Selon, la Cour, l’évolution constante des coûts ne peuvent provenir que du phénomène de vieillissement de la population.
Selon le syndicat des infirmiers, le coût réel serait, si les durées d’hospitalisations n’étaient pas écourtées cinq fois plus élevés. Les services infirmiers à domicile sont prescrits, somme toute, par les hôpitaux dans une proportion de 35% et par les médecins généralistes à 50 %. Le virage ambulatoire mis en place par la ministre de la Santé, Marisol Touraine préconisait ces séjours hospitaliers écourtés.
Pour la présidente des infirmières et infirmiers libéraux, Annick Touba, il s’agit pourtant d’une économie pour l’État puisque les visites quotidiennes à domicile permettent des soins hors du milieu hospitalier plus dispendieux. Quant à la mauvaise répartition des infirmières et kinés sur le territoire, elle serait due à la pyramide des âges, différente selon chaque région et à la disponibilité des maisons de retraite.
Le président de la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes et rééducateurs (FFMKR) Daniel Paguessorhaye se désole de ce constat où l’ « on ne regarde que l’offre de soins et jamais des besoins. » De plus, il explique que le nombre de kinés ne cesse d’augmenter avec les « nouveaux diplômés européens ». Il dit craindre le montant maximal imposé pour l’acte de services.