Vos pensées pourraient bientôt remplacer vos mains

Image d'illustration. Inteligence artificielleADN
Imaginez si vos pensées pouvaient accomplir ce que vos mains font actuellement !
Tl;dr
- Noland Arbaugh, 29 ans, a fait l’histoire avec Neuralink d’Elon Musk grâce à 64 fils implantés dans son cerveau.
- L’implant N1 permet une interaction directe entre les pensées et un appareil, rendant inutiles les modes d’interaction actuels.
- Neuralink n’est pas la seule entreprise à développer des interfaces cerveau-machine, d’autres laboratoires et entreprises travaillent dans ce domaine.
Une révolution pour l’interaction homme-machine
En janvier dernier, la frontière entre la fiction et la réalité a été franchie. Noland Arbaugh, un jeune homme de 29 ans, a marqué l’histoire en se faisant implanter 64 fils dans le cerveau pour une expérience menée par Neuralink, l’entreprise d’Elon Musk. L’objectif : tester la première interface cerveau-ordinateur sans fil de l’entreprise, baptisée « N1 Implant ».
Le début d’une nouvelle ère
Cette technologie promet de révolutionner les modes d’interaction actuels avec les appareils électroniques. En effet, plus besoin de mains, de doigts, de voix ou d’yeux pour interagir avec un smartphone ou un ordinateur. Tout se fait par la pensée. Grâce à un robot chirurgical spécialement conçu pour cette opération délicate, les fils plus minces qu’un cheveu humain ont été implantés dans le cerveau de Noland au Neurological Institute de Phoenix, en Arizona.
Des applications prometteuses
Quelques semaines seulement après l’opération, Noland a commencé à contrôler son ordinateur avec son esprit. Depuis son lit, il a joué à des jeux en ligne, navigué sur Internet et utilisé diverses applications, le tout en contrôlant un curseur avec son esprit. Neuralink a qualifié cette prouesse de « télépathie ». « Cela m’a permis de me reconnecter avec le monde, mes amis et ma famille. Cela m’a donné la possibilité de faire des choses par moi-même sans avoir besoin de ma famille à toute heure du jour et de la nuit », a déclaré Noland.
Neuralink, un pionnier parmi d’autres
Mais Neuralink n’est pas la seule entreprise à travailler sur les interfaces cerveau-machine. D’autres laboratoires et entreprises, comme Synchron, Blackrock Neurotech ou Kernel, développent également des systèmes BCI, qu’ils soient invasifs ou non. De plus, des chercheurs de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse et de l’Université de Melbourne en Australie ont fait des avancées significatives dans ce domaine. L’interface cerveau-machine est la première étape vers la conversion des pensées en actions physiques. La prochaine étape serait l’interaction cerveau-à-cerveau entre les individus, éliminant le besoin de parler et rendant éventuellement les langues obsolètes. Le futur est devant nous, et il est plus excitant que jamais.
