Crèmes solaires, pourquoi le bémotrizinol change enfin la donne

Tube de crème solaire placé sur une couverture de pique-nique dans un cadre extérieur convivial pour la famille.
Image d'illustration. Tube de crème solaire sur une couverture de pique nique — ADN

Approuvé par la FDA, le bémotrizinol arrive enfin aux États-Unis. Cet ingrédient solaire déjà utilisé ailleurs pourrait changer pas mal de formules.

En bref

  • Le bémotrizinol est approuvé par la FDA
  • Il protège contre UVA et UVB
  • Sa faible absorption attire l’attention

Ce qui change, pour vous, tient en un mot, protection. Le bémotrizinol, désormais approuvé par la FDA, est un ingrédient de crème solaire déjà utilisé depuis des décennies en Europe et en Asie. Les États-Unis arrivent donc tard, mais ils arrivent enfin.

Un filtre solaire déjà connu hors des États-Unis

Le point important, c’est moins la nouveauté scientifique que le décalage réglementaire. Alors que ce filtre était disponible depuis longtemps ailleurs, les produits solaires américains ne pouvaient pas encore en profiter. Résultat, un marché entier rattrape une partie de son retard.

Pour le grand public, ça veut dire que de futures formules vendues aux États-Unis pourront intégrer un ingrédient déjà bien installé dans d’autres régions du monde. Pas de révolution magique, mais un vrai changement de boîte à outils pour les fabricants.

Pourquoi les dermatologues le jugent plus complet

Selon la dermatologue Mona Gohara, le bémotrizinol protège à la fois contre les UVA et les UVB. Cette distinction compte. Les UVA participent au vieillissement de la peau et au cancer cutané. Les UVB, eux, provoquent les coups de soleil et sont aussi liés au cancer de la peau.

Bon, dit autrement, on parle d’un filtre dit à large spectre. C’est précisément ce que cherchent les dermatologues quand ils évaluent l’efficacité d’une protection solaire.

Absorption cutanée faible, texture plus facile

Autre point mis en avant, sa faible absorption cutanée. Des travaux ont montré que certains ingrédients solaires, dont l’avobenzone, peuvent traverser la peau et se retrouver dans le sang. On ne sait pas encore exactement ce que cela implique pour l’organisme, ce qui impose de rester prudent sur l’interprétation.

C’est là que le bémotrizinol intéresse. Toujours d’après Mona Gohara, il se dissout dans l’huile, pas dans l’eau. Du coup, il s’intègre plus facilement dans des crèmes, des lotions ou des sprays, sans sensation trop grasse ou lourde. Elle ajoute aussi qu’il irrite moins les peaux sensibles.

La dermatologue Marisa Garshick rappelle quand même un point utile, et assez sobre, que beaucoup oublient dans ce genre de débat. « Cela dit, il est important de rappeler que les bénéfices d’un usage régulier de crème solaire l’emportent sur les inquiétudes théoriques liées à l’absorption, et que les consommateurs doivent continuer à utiliser régulièrement une crème solaire dans le cadre d’une stratégie complète de protection solaire ».

Concrètement, ce feu vert de la FDA ne change pas tout du jour au lendemain. Mais il ouvre la porte à des produits potentiellement plus agréables à porter, moins irritants pour certains, et mieux armés contre les rayons du soleil.

Germain Montor

Spécialiste Actualité

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