Diagnostiqué trop vite diabétique de type 2, Lance Bass a découvert des années plus tard un diabète 1,5. Un cas loin d’être isolé.
- Lance Bass avait un diabète 1,5, pas 2
- Le LADA est souvent confondu chez l’adulte
- Le bon diagnostic a changé son traitement
Une erreur de diagnostic pendant plusieurs années, puis un basculement vers l’insuline à vie. Le témoignage de Lance Bass, ancien membre de NSYNC, met un visage connu sur un problème moins rare qu’on ne le pense, le diabète de type 1,5.
Un diabète d’adulte qui ressemble au mauvais
On l’appelle aussi LADA, pour diabète auto-immun latent de l’adulte. Il ressemble au type 1 par sa cause, une attaque auto-immune qui empêche le pancréas de produire de l’insuline, mais il apparaît plus tard et progresse plus lentement. C’est là que ça se complique.
D’après la source citée par Health, jusqu’à 15 % des personnes diagnostiquées diabétiques de type 2 pourraient en réalité avoir un LADA. Et entre 5 % et 10 % des patients concernés sont d’abord classés à tort en type 2, en grande partie parce que ce diabète est généralement repéré après 30 ans.
Des années perdues avant le bon nom
Chez Lance Bass, tout commence en 2019 avec un prédiabète. Il a expliqué à Health qu’il n’avait pas vraiment pris l’alerte au sérieux, pensant qu’il y avait une erreur puisqu’il mangeait sainement et faisait du sport.
Un an plus tard, son A1C, l’indicateur de la glycémie moyenne sur trois mois, grimpe à 10 %, bien au-dessus du seuil du diabète fixé à 6,5 %. Verdict initial, type 2. Pendant environ deux ans, il essaie de faire baisser sa glycémie avec des médicaments, l’activité physique et l’alimentation. Sans effet réel.
C’est cette résistance au traitement qui pousse les médecins à revoir leur copie. À 45 ans, il apprend qu’il a en fait un LADA. Il raconte avoir d’abord refusé d’y croire, puis avoir compris qu’il devrait prendre de l’insuline pour le reste de sa vie.
Insuline, capteur et ajustements au quotidien
Une fois le bon diagnostic posé, sa prise en charge change complètement. Lance Bass utilise un Dexcom G7, un capteur de glucose en continu qui suit la glycémie en temps réel et communique avec une pompe à insuline. Il dit que cela a changé la donne. La source précise aussi qu’il est partenaire de Dexcom.
Mais la technologie ne fait pas tout. Il explique avoir appris via une communauté sur Instagram, par exemple en commençant les repas par des protéines avant les glucides. Il a aussi repéré un schéma très concret, sa glycémie monte toujours le matin, donc il prend de l’insuline juste après le réveil. Beaucoup d’ajustements, bref, par essais et erreurs.
Pourquoi il en parle publiquement
Le sujet, chez lui, ne s’arrête pas au traitement. Père de jumeaux de 4 ans, il dit vouloir être là pour ses enfants, et si possible pour ses futurs petits-enfants. Cette maladie l’a poussé à surveiller sa santé globale, à mieux manger et à bouger davantage, avec une idée simple, durer.
Il a aussi choisi d’être transparent à la maison. Ses enfants le voient lorsqu’il prend son sang ou s’injecte de l’insuline, pour qu’ils n’en aient pas peur.
Et son message public est assez net. Les années avant le bon diagnostic, explique-t-il, ont abîmé son corps. Son conseil n’est pas de s’autodiagnostiquer, mais de garder en tête cette possibilité si un médecin parle de prédiabète ou d’A1C élevée chez un adulte. Pour vous, l’enjeu est là, comprendre qu’un diabète qui ressemble au type 2 n’en est pas toujours un.