Une cabine de bronzage. . © Shutterstock.com

Des images chocs pour dissuader les jeunes d’utiliser les cabines de bronzage ?

Des chercheurs américains ont constaté qu'il serait utile d'utiliser les mêmes techniques que les campagnes anti-tabac pour dissuader les jeunes d'avoir recours aux UV artificiels.

Bronzer c’est bien, le cancer de la peau beaucoup moins. Bien qu’avoir recours aux UV artificiels avant 35 ans augmente de 59% le risque de développer un mélanome, cela n’empêche pas les jeunes d’utiliser les cabines de bronzage. Des chercheurs américains suggèrent de prendre exemple sur les méthodes de lutte anti-tabac pour dissuader les jeunes d’utiliser ces cabines.

Sensibiliser aux dangers des cabines de bronzage

Avec près de 7 000 cas de mélanome diagnostiqués tout les ans en France, dont 90% causés par l’exposition excessive aux rayons UV, l’enjeu est de taille. Et les chercheurs de l’université de Caroline du Nord aux Etats-Unis pourraient bien avoir une idée pour y faire face. Dans leur étude publiée dans la revue scientifique Journal of Health Communication ils proposent d’appliquer les techniques de prévention contre le tabac, notamment des images chocs associées à des textes d’avertissement.

Les auteurs ont cherché à connaître les campagnes de prévention les plus efficaces pour dissuader de recourir aux UV artificiels. Ils ont recruté 568 lycéennes, une des populations les plus à même d’utiliser les cabines de bronzage selon une étude précédente, afin de leur présenter les différentes campagnes.

Des images chocs, comme pour le tabac ?

Résultat, la méthode la plus efficace reste celle utilisée dans la lutte contre le tabagisme, à grand renfort de visuels chocs et de textes forts. La combinaison des deux semble la plus pertinente. Les images sont jugées accrocheuses et le message ajoute du sérieux à l’ensemble. Les photos de cancers de la peau, de dommages oculaires ou de vieillissement prématuré de la peau sont celles qui engendraient le plus de réaction négatives chez les jeunes femmes. Par contre les brûlures ou infections résultant des UV artificiels ne semblaient pas avoir autant d’impact.

A l’image du tabac, la population semble consciente des risques mais continue d’y avoir recours. Les scientifiques estiment que les images permettraient de frapper plus fort pour alerter les utilisateurs de cabines de bronzage. Ils sont près 13 % de la population a avoir déjà utilisé une cabine de bronzage en France, dont un tiers indique y recourir plus de dix fois par an.