La compétition sexuelle pourrait améliorer la qualité du sperme chez l’homme

Image d'illustration. Femme lit orgasme
Image d'illustration. Femme lit orgasme — ADN

La compétition sexuelle pourrait en réalité améliorer la qualité du sperme chez les hommes.

  • Les hommes peuvent inconsciemment améliorer la qualité de leur sperme s’ils pensent que leur partenaire passe plus de temps avec d’autres hommes.
  • L’étude a porté sur 34 couples hétérosexuels engagés dans des relations sexuellement actives.
  • Les hommes qui pensaient avoir un plus grand nombre de rivaux sexuels potentiels produisaient une plus grande concentration de spermatozoïdes par éjaculation.

Un mécanisme biologique subtil pour surpasser les rivaux sexuels

Il existe une méthode biologique subtile par laquelle les hommes tentent de surpasser leurs rivaux sexuels. Selon une nouvelle étude, les hommes peuvent inconsciemment augmenter la qualité de leur sperme s’ils pensent que leur partenaire passe plus de temps avec d’autres hommes.

Une étude sur 34 couples hétérosexuels

L’analyse a été menée sur 34 couples hétérosexuels engagés dans des relations sexuellement actives, composés d’individus âgés de 18 à 32 ans. Les participants ont répondu à un questionnaire sur leur relation, qui comprenait des questions mesurant le risque perçu par les hommes de concurrence sexuelle pour leur partenaire. Six échantillons d’éjaculat ont ensuite été recueillis sur une période de 45 jours et leur qualité analysée.

Une concentration de spermatozoïdes plus élevée face à la concurrence

En effet, lorsque les hommes pensaient qu’ils avaient un plus grand nombre de rivaux sexuels potentiels – c’est-à-dire que leur partenaire avait plus d’amis et de collègues masculins – ils produisaient une concentration de spermatozoïdes plus élevée par éjaculation. L’argument évolutionniste est solide : si un homme soupçonne qu’il y a une plus grande chance (réelle ou non) que sa partenaire puisse avoir des relations sexuelles avec un autre homme, alors un dernier effort pour les surpasser serait de mettre plus de leurs propres « nageurs » en compétition.

Un processus inconscient mais intrigant

Il convient de préciser que les hommes ne peuvent pas faire cela volontairement : tout le processus, s’il se produit, est inconscient. Néanmoins, c’est une curiosité biologique intrigante. Les résultats de cette recherche, qui a été initialement lancée comme une reproduction et une mise à jour d’une étude de 1993 par les biologistes de l’Université de Manchester Robin Baker et Mark Bellis, ont été publiés dans la revue Archives of Sexual Behavior.