Les hommes avec un chromosome sexuel supplémentaire risqueraient plus de maladies
Cela concerne un homme sur 500, et des chercheurs britanniques estiment que ce n'est pas sans lien avec la santé.
Le patrimoine génétique humain est condensé en 23 paires de chromosomes, et l’une d’entre elles est responsable du sexe : il s’agit de XX pour les femmes, et XY pour les hommes.
Mais pour 1 homme sur 500, un chromosome sexuel supplémentaire, X ou Y. Ils sont donc porteurs non pas de 46 chromosomes mais 47, donnant donc XXY ou XYY.
D’après des chercheurs des universités de Cambridge et d’Exeter, cette particularité est plutôt négative. En effet, ce chromosome supplémentaire expose à un risque plus important de développer certaines maladies comme le diabète de type 2, l’athérosclérose et la thrombose.
Une vaste analyse de données
Pour parvenir à leurs conclusions, les scientifiques ont passé au crible les données génétiques et de santé générale de plus de 200 000 hommes britanniques âgés de 40 à 70 ans. Il s’avère que 356 hommes étaient porteurs soit d’un chromosome X ou Y en plus. La plupart du temps, les hommes porteurs de cette anomalie ne présentent pas de signes ou de symptômes caractéristiques. Et c’est une analyse génétique qui sera seule en mesure de la révéler.
Dans le détail, les chercheurs ont identifié 213 hommes avec un chromosome X supplémentaire et 143 hommes avec un chromosome Y supplémentaire.
Différents problèmes rencontrés
L’étape suivante a consisté à analysé les données sanitaires de ces 356 hommes. Pour les porteurs d’un chromosome X supplémentaire, des troubles de la fertilité étaient rencontrés, tout comme un taux moindre de testostérone. Quant aux porteurs du chromosome Y supplémentaire, pas d’anomalie constatée au niveau de la fertilité.
Tous les porteurs d’un chromosome supplémentaire étaient égaux devant le risque de développer des maladies comme le diabète de type 2 (risque 3 fois plus élevé), l’embolie pulmonaire (3 fois plus également) et la thrombose (6 fois plus).
Yajie Zhao, auteur principal de l’étude, résume : « Même si un nombre important d’hommes portent un chromosome sexuel supplémentaire, très peu d’entre eux sont susceptibles de le savoir. Ce chromosome supplémentaire signifie qu’ils ont des risques bien plus élevés de développer un certain nombre de maladies métaboliques, vasculaires et respiratoires courantes, des pathologies qui pourraient être évitées ». Une piste en faveur d’un dépistage à l’avenir ?
