Image d'illustration, un médecin qui prend la tension d'un patient . © Elena Vasilchenko/shutterstock.com

Un médecin de Haute-Saône tente de donner son cabinet sans succès

Après des problèmes de santé, Patrick Laine, un médecin de Haute-Saône chercher à donner gratuitement son cabinet depuis 9 mois, sans succès.

Voilà maintenant neuf mois que Patrick Laine, le médecin de Saulnot en Haute-Saône, tente de céder son cabinet. Faute de repreneurs, l’homme de 66 ans a même essayé de donner gratuitement son cabinet médical via une annonce sur Le Bon Coin intitulée “Cession gracieuse d’un cabinet médical”. Mais sans succès, le médecin ne semble pas trouver de confrères intéressés.

Il propose son cabinet gratuitement

Cela fait plus de 36 ans qu’il exerce dans cette petite commune de près de 800 habitants. L’histoire de ce vrai médecin de campagne est symbolique des problèmes de déserts médicaux que traverse la France. De nombreux praticiens partagent les difficultés de Patrick Laine a trouver un successeur pour pouvoir prendre leur retraite. La campagne n’attire pas vraiment et surtout pas les jeunes médecins qui seraient le plus à même de prendre la relève.

Par volonté de ne pas laisser sa patientèle à l’abandon et par souci d’éthique, le médecin bourguignon a même décide de céder gratuitement son cabinet dans l’espoir d’attirer des repreneurs. Il est prêt à donner son cabinet de 300 mètres carrés, la matériel et la patientèle, mais en vain jusqu’à présent alors qu’il confie à France Bleu : “Je n’ai eu aucun contact depuis neuf mois, et même en faisant appel à un réseau italien du Val d’Aoste, je n’ai aucun retour non plus, c’est inimaginable, ça dépasse mon entendement”.

Un rythme de travail effréné

Si Patrick Laine souhaite ne pas poursuivre son activité c’est qu’il a souffert de problèmes de santé. Il a été victime d’un accident vasculaire cérébral et il faut dire que le rythme de travail n’aide pas. Avec près de 5.000 patients, dans la région, le médecin travail 6 jours sur 7 entre 12 et 15 heures par jours. Un rythme qui décourage certainement et il en est conscient : “Les médecins de ma génération ne rechignent pas sur le travail. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, travailler minimum 12 heures par jour, ça doit faire peur”.

Il a même proposé de partager le cabinet entre deux repreneurs pour diviser la charge de travail, mais personne ne semble convaincu. Il rappelle pourtant qu’il dispose d’un panel très intéressant de patients, des nourrissons aux centenaires. Mais pour lui la solution est peut-être à chercher du coté du gouvernement : “Si on imposait à un jeune médecin dont les études ont été payées par le contribuable de venir boucher les trous, ne serait-ce que pendant un an, une grande partie des problèmes serait réglée”.