L'Organisation mondiale de la santé pourrait abaisser une nouvelle fois son niveau d'alerte, et dès cette année.
C’était à l’occasion d’une conférence de presse, vendredi 17 mars. Michael Ryan, à la tête des programmes d’urgence de l’OMS, a indiqué :
Je pense que nous arrivons au point où nous pouvons considérer le Covid-19 de la même manière que nous considérons la grippe saisonnière, à savoir une menace pour la santé, un virus qui continuera à tuer, mais un virus qui ne perturbe pas notre société ou nos systèmes hospitaliers.
« Une bien meilleure position aujourd’hui »
À cette même occasion, le directeur général à l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est « très satisfait de constater que, pour la première fois, le nombre hebdomadaire de décès signalés au cours des quatre dernières semaines a été inférieur à celui enregistré lorsque nous avons utilisé le mot ‘pandémie’ pour la première fois, il y a trois ans ».
Et il a ajouté :
Nous sommes certainement dans une bien meilleure position aujourd’hui qu’à n’importe quel moment de la pandémie.
Il est en outre « confiant » au sujet d’un abaissement du niveau d’alerte maximal, « cette année ».
Au moins sept millions de morts dues au Covid
C’est à la toute fin janvier 2020 que l’OMS avait décrété cette « urgence de santé publique de portée internationale », avant que le terme de pandémie fasse prendre totalement conscience au monde entier que la situation était d’une telle gravité.
Et il a encore indiqué :
Nous avions déclaré une urgence sanitaire mondiale pour inciter les pays à prendre des mesures décisives, mais tous ne l’ont pas fait. Trois ans plus tard, près de sept millions de décès dus au Covid-19 ont été signalés, bien que nous sachions que le nombre de décès dus au Covid-19 est plus élevé.
Bruno Lina : « Une surveillance nécessaire »
Pour le virologue Bruno Lina, qui est par ailleurs membre du comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires (Covars), si le Covid-19 « est avec nous indéfiniment » comme la grippe, une « surveillance de ce virus est nécessaire », a-t-il indiqué à franceinfo.
Il rappelle que grippe et Covid-19 sont différents, car le second peut induire une forme longue de la maladie.