Pourquoi les femmes sont-elles plus exposées au risque de COVID long ?

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Image d'illustration. Virus covid — ADN

Il s'avère que les femmes sont beaucoup plus susceptibles de souffrir de la COVID-19 à long terme, mais quelle en est la raison précise ?

  • Environ 5% des personnes atteintes de COVID ont des symptômes persistants.
  • Les femmes ont un risque plus élevé de développer un COVID long.
  • Cela pourrait être dû à des différences dans le système immunitaire entre hommes et femmes.

COVID long : les femmes sont plus à risque

Alors que la pandémie de COVID-19 se poursuit, des chercheurs se penchent sur un phénomène particulier : le COVID long. Ce dernier affecte environ 5% des personnes atteintes du virus, leurs symptômes, incluant la perte d’odorat, des vertiges et de la fatigue, persistant pendant des mois après l’infection initiale. Une question demeure : pourquoi certaines personnes développent-elles un COVID long et d’autres non ?

Le mystère du COVID long

Une étude récente publiée dans le JAMA Network Open apporte un éclairage intéressant. Après avoir analysé les symptômes de 12 276 adultes ayant contracté le COVID-19, les chercheurs ont découvert que les femmes étaient beaucoup plus à risque de développer un COVID long que les hommes. En effet, leurs résultats indiquent que les femmes ont 31% de chances en plus de développer un COVID long que les hommes.

Des différences immunitaires

Les chercheurs pensent que ces différences pourraient s’expliquer par la manière dont les systèmes immunitaires des hommes et des femmes réagissent au virus. Le système immunitaire est un ensemble complexe de cellules ayant chacune un rôle spécifique dans la lutte contre les infections. Or, « la proportion et le type de cellules immunitaires qui circulent dans le corps peuvent varier en fonction du sexe et de l’âge », expliquent les chercheurs.

Par exemple, les femmes ont généralement une réponse immunitaire plus intense aux infections que les hommes, en raison de différences hormonales et du fait qu’elles possèdent deux chromosomes X. L’hormone œstrogène joue notamment un rôle vital dans le contrôle du système immunitaire. Ainsi, la baisse sévère d’œstrogène qui survient pendant la ménopause pourrait expliquer pourquoi les femmes sont plus susceptibles de développer des maladies à long terme.

Le rôle des hormones

Dans l’étude du JAMA, les femmes en période de ménopause et celles ayant atteint la ménopause étaient les plus à risque de développer un COVID long, ce qui suggère que l’œstrogène pourrait être un facteur contributif. De plus, il semblerait que la réponse immunitaire plus intense des femmes à une infection, bien que bénéfique pour réduire la gravité initiale du COVID, pourrait augmenter la possibilité de développer un COVID long.

On en pense quoi ?

Il est crucial de comprendre les différences de risques entre hommes et femmes face au COVID long. Cette connaissance pourrait permettre le développement de nouveaux traitements et une meilleure prise en charge des patients. Cependant, il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour comprendre pleinement les mécanismes déclencheurs du COVID long.