Un traumatisme crânien grave pourrait réveiller les virus dormants qui se cachent à l'intérieur de votre corps.
- Un coup sérieux à la tête peut réveiller des virus dormants dans le corps.
- Une étude a montré que le virus de l’herpès simplex 1 (HSV-1) peut se réactiver suite à des lésions cérébrales.
- Cela pourrait contribuer au développement de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.
Les virus dormants, un danger insoupçonné
Une blessure grave à la tête peut avoir des conséquences inattendues. Elle pourrait non seulement affecter le système immunitaire, mais aussi réveiller des virus dormants dans l’organisme. Ce phénomène pourrait jouer un rôle dans le développement de maladies neurodégénératives.
Une réactivation virale suite à des lésions cérébrales
Des chercheurs ont utilisé des « mini-cerveaux » créés à partir de cellules souches pour étudier ce phénomène. Ils ont découvert que le virus de l’herpès simplex 1 (HSV-1), normalement contrôlé par le système immunitaire, peut se réactiver en cas de lésion cérébrale. « Nous nous sommes demandés ce qui se passerait si nous soumettions le modèle de tissu cérébral à une perturbation physique, quelque chose de semblable à une commotion« , explique Dana Cairns, ingénieure biomédicale à l’Université Tufts aux États-Unis. »
Une piste pour comprendre les maladies neurodégénératives
Une semaine après la blessure, les chercheurs ont observé la formation d’agrégats de protéines dans le tissu cérébral, une caractéristique des maladies neurodégénératives comme l’Alzheimer. Certains neurones présentaient également des signes de neuroinflammation, et une augmentation significative des cellules immunitaires pro-inflammatoires a été notée.
Les traumatismes crâniens, y compris l’encéphalopathie traumatique chronique (ETC), sont récemment apparus comme un facteur de risque majeur pour les maladies neurodégénératives. Des études préliminaires suggèrent que l’inflammation chronique, même légère, suite à un traumatisme crânien peut contribuer à l’accumulation de dommages.
Le rôle du HSV-1 dans le développement de la démence
Le HSV-1 est un facteur de risque majeur pour la neurodégénérescence, pouvant potentiellement doubler les chances de développer une démence. Dans une étude réalisée en 2008, les chercheurs ont découvert que les gènes du HSV-1 étaient présents dans 90% des plaques de protéines dans les cerveaux post-mortem de patients atteints d’Alzheimer. La majorité de cet ADN viral a été retrouvée au sein des plaques.
On en pense quoi ?
Il est essentiel de poursuivre les recherches pour mieux comprendre le rôle des virus dormants dans le développement de maladies neurodégénératives. L’identification de ces mécanismes pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour prévenir ou ralentir l’évolution de ces maladies. De plus, cela souligne l’importance cruciale de la prévention des traumatismes crâniens, en particulier chez les jeunes cerveaux en développement.