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Un type rare de démence pousse un homme à s’éprendre d’un unique son

Actualité > Cerveau > Maladie > Démence
Par Germain Montor,  publié le 4 mars 2026 à 8h00.
Gros plan de modèles de cerveau colorés démontrant la santé cognitive

Image d'illustration. Gros plan de modèles de cerveau colorés démontrant la santé cognitiveADN

Un homme atteint d'une forme rare de démence développe une fixation singulière : il tombe amoureux d’un unique son. Ce trouble neurologique peu commun bouleverse ses perceptions et met en lumière des aspects encore méconnus de la maladie.

Tl;dr

  • La démence n’affecte pas toujours la mémoire.
  • Un cas rare lie fascination sonore à une nouvelle variante.
  • Mieux reconnaître ces symptômes aide au diagnostic précoce.

Des symptômes atypiques qui bousculent notre compréhension de la démence

La plupart des gens associent spontanément le terme démence à une perte de mémoire. Pourtant, le spectre des troubles est bien plus vaste. Certains types, comme la maladie d’Alzheimer, s’accompagnent certes d’oublis marqués, mais d’autres formes bouleversent les comportements ou la perception sensorielle – parfois de façon déroutante.

Dans ce contexte, un cas récemment documenté par l’équipe de la chercheuse Lucy Core au sein du Brain Behaviour Group, UCL, met en lumière une dimension méconnue : l’obsession sonore. Un homme de 68 ans, surnommé « CP », a soudain développé une passion dévorante pour le bruit des moteurs de Spitfire, ces avions emblématiques. Fait troublant : cette attirance spécifique n’existait pas avant l’apparition de sa maladie.

L’émergence d’une nouvelle variante : le variant temporal droit

Le cas de « CP » soulève la question d’un possible quatrième sous-type de démence frontotemporale, en dehors des trois déjà connus (comportemental, aphasique non-fluent et sémantique). Ce « variant temporal droit » se distingue par une atteinte majeure du lobe temporal droit du cerveau, une région clé pour décoder les informations non verbales et les indices sociaux.

En étudiant l’évolution clinique de « CP », plusieurs traits singuliers sont apparus :

  • Plaisir intense et exclusif pour un bruit précis (celui du Spitfire).
  • Irritation face à certains sons comme le chant des oiseaux ou les voix aiguës.
  • Changements profonds dans ses goûts musicaux et alimentaires.

À cela s’ajoutaient apathie progressive, impulsivité et difficulté à reconnaître certains visages — tout en conservant intactes ses capacités mnésiques et linguistiques.

Sons et démence : une relation complexe

Il est souvent avancé que la perte auditive accroît le risque de développer une démence. Cependant, l’histoire de « CP » suggère aussi que c’est parfois la maladie elle-même qui altère le traitement sonore. Cette inversion du lien habituellement décrit interpelle : ici, l’attirance pathologique pour un son très particulier n’est survenue qu’après les premières manifestations neurologiques.

Des recherches sur la maladie d’Alzheimer confirment également que des troubles auditifs spécifiques — difficultés à distinguer différents sons dans un environnement bruyant notamment — font partie intégrante du tableau clinique.

Mieux diagnostiquer pour mieux accompagner

L’expérience vécue par « CP » rappelle l’importance cruciale d’identifier toute la diversité des symptômes associés aux différentes formes de démence. Cela permettrait non seulement d’éviter certains diagnostics erronés — trop fréquents encore — mais aussi d’ouvrir la voie à des prises en charge plus adaptées.

Ce témoignage poignant nous force à revoir nos certitudes et souligne combien il reste à apprendre sur ces maladies qui touchent jusqu’aux préférences sensorielles et émotionnelles les plus intimes.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des symptômes atypiques qui bousculent notre compréhension de la démence
  • L’émergence d’une nouvelle variante : le variant temporal droit
  • Sons et démence : une relation complexe
  • Mieux diagnostiquer pour mieux accompagner
En savoir plus
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