Une nouvelle forme de diabète vient d’être officiellement identifiée

Image d'illustration. Contrôle de la glycémie. ADN
Une nouvelle forme de diabète vient d’être officiellement reconnue par les autorités médicales. Cette avancée marque une étape importante dans la compréhension et la prise en charge de cette maladie chronique qui touche des millions de personnes dans le monde.
Tl;dr
- L’IDF reconnaît officiellement le diabète de type 5 en 2025.
- Cette forme, liée à la malnutrition, touche jusqu’à 25 millions.
- Diagnostic et traitement restent complexes et débattus.
Une reconnaissance longtemps attendue pour le diabète de type 5
Après près de soixante-dix ans de débats scientifiques et d’atermoiements institutionnels, l’International Diabetes Federation (IDF) a franchi un cap majeur en 2025 : elle reconnaît officiellement le diabète de type 5, autrefois connu sous l’appellation « diabète lié à la malnutrition » ou MRDM. Cette décision, qualifiée par certains chercheurs d’« attendue depuis longtemps », intervient alors que d’autres voix s’élèvent encore pour remettre en question sa légitimité scientifique.
Un fléau discret, mais massif, dans les pays vulnérables
Jadis évoqué dès 1955 en Jamaïque avant de sombrer dans l’oubli, ce diabète atypique concernerait aujourd’hui jusqu’à 25 millions de personnes dans le monde, principalement dans les régions où l’insécurité alimentaire sévit : Asie, Afrique, mais aussi certaines zones d’Amérique latine ou des Caraïbes. L’endocrinologue Meredith Hawkins, figure engagée du combat pour la reconnaissance de cette maladie, insiste : « Le manque de nom officiel a freiné la recherche et l’accès aux traitements efficaces. »
Mécanismes singuliers et défis thérapeutiques inédits
Contrairement au diabète de type 1, d’origine auto-immune, ou au type 2, lié à une résistance à l’insuline provoquée par le mode de vie, le diabète de type 5 se distingue nettement. Les études menées ces dernières années – notamment celles pilotées par Hawkins – démontrent que la racine du problème réside dans une déficience chronique en nutriments essentiels. Conséquence : le pancréas se développe mal, limitant sa capacité à réguler la glycémie.
Or, les traitements classiques s’avèrent parfois inadaptés, voire dangereux. Comme le souligne une récente synthèse indienne menée par le Dr Rahul Garg, administrer trop d’insuline risque d’entraîner des hypoglycémies potentiellement fatales chez ces patients fragiles. Dès lors, il devient indispensable pour les médecins de calibrer précisément chaque intervention.
Voici quelques spécificités cliniques soulignées par les experts :
- Sensibilité persistante à l’insuline (contrairement au type 2).
- Besoins en insuline souvent plus faibles qu’en type 1.
- Métabolisme profondément altéré par la sous-nutrition chronique.
L’heure des standards internationaux ?
Sous la houlette de Hawkins, un groupe international œuvre désormais à définir des critères diagnostiques clairs et à établir un registre mondial. L’objectif : sortir cette pathologie de l’ombre et éviter que son absence de reconnaissance officielle ne continue d’entraver recherche et soins. Pourtant, même au sein des experts sollicités par l’IDF, des dissensions persistent sur la prévalence réelle du phénomène et sur la meilleure façon d’agir.
Un consensus demeure cependant : seule une approche globale — mêlant recherches cliniques rigoureuses, formation accrue du personnel soignant et plaidoyer politique — permettra peut-être un jour d’offrir aux patients atteints de diabète de type 5 une prise en charge adaptée et digne.
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