Des vaccins à la pénicilline, deux chercheurs résument à eux seuls des centaines de millions de vies sauvées. Et leur héritage agit encore.
En bref
- La science a transformé l’espérance de vie
- Maurice Hilleman a développé 40 vaccins
- La pénicilline a sauvé plus de 200 millions
Plus de 330 millions de vies, à eux deux si l’on additionne les estimations avancées. Le chiffre donne le vertige, mais il dit quelque chose de simple, la médecine moderne ne progresse pas seulement par petits pas, elle bascule parfois grâce à quelques découvertes qui changent tout.
Des avancées qui se comptent en millions de vies
On le voit mal au quotidien, pourtant l’effet cumulé est immense. La science a amélioré à la fois l’espérance de vie et la qualité de vie, en traitant des maladies, en rendant possibles de nouvelles procédures médicales et en améliorant la nutrition. Parmi les cinq scientifiques mis en avant pour leur impact exceptionnel, deux parcours racontent presque à eux seuls cette histoire.
Maurice Hilleman, l’homme derrière des vaccins décisifs
Le cas de Maurice Hilleman est impressionnant. Ce virologue américain a mis au point 40 vaccins au cours de sa carrière, notamment contre la rougeole, la méningite, la varicelle et les oreillons. L’ensemble de ces vaccins est crédité de plus de 130 millions de vies sauvées.
Mais son apport ne s’arrête pas là. Maurice Hilleman a aussi montré que les virus de la grippe mutent, en modifiant les protéines que le corps utilise pour les reconnaître et déclencher une réponse immunitaire. C’est cette compréhension qui a conduit au principe du vaccin annuel contre la grippe.
Et en 1957, il a anticipé un risque de pandémie grippale puis développé rapidement un nouveau vaccin. Résultat, une flambée moins sévère.
Alexander Fleming et l’accident qui a ouvert l’ère des antibiotiques
Chez Alexander Fleming, tout part d’une scène de laboratoire. En 1928, le microbiologiste écossais rentre de vacances et découvre qu’une de ses boîtes de Petri contenant des bactéries a été contaminée par une moisissure. Autour de cette moisissure, une zone sans bactéries. Un détail, puis une intuition décisive.
Il comprend alors que la substance libérée bloque la croissance bactérienne. Cette substance, il la nomme pénicilline. Elle peut tuer différentes bactéries dangereuses, même si Fleming ne parvient pas, à ce moment-là, à l’isoler et à la purifier pour un usage médical.
Plus de dix ans après, le pharmacologue australien Howard Florey, avec ses collègues, réussit finalement cette purification. Depuis, cet antibiotique a sauvé plus de 200 millions de vies. Pour vous, la conséquence concrète est nette, une partie des traitements aujourd’hui considérés comme presque évidents repose sur ce basculement-là.