La modification de cette mesure avait été annoncée quelques heures après les attentats de Paris qui ont fait plus de 300 blessés. Cette fois, elle est officielle et publiée dans le JO. Elle précise ainsi que toutes les victimes de terrorisme auront un accès gratuit aux soins.
Simplification des démarches pour la gratuité des soins
Lorsque les attaques terroristes ont frappé Paris le 13 novembre dernier, les victimes ont été des centaines à être hospitalisées. Certaines avaient besoin de soins conséquents, car les blessures étaient celles référencées sur un territoire en guerre. Marisol Touraine avait précisé à l’époque que la prise en charge des victimes de terrorisme serait gratuite et que les démarches seraient simplifiées.
C’est désormais la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie qui coordonne la prise en charge
Quelques semaines plus tard, la mesure a été modifiée et elle a fait l’objet d’une publication dans le Journal Officiel. Survenue ce dimanche 3 janvier, elle partage quelques données supplémentaires notamment en ce qui concerne les bénéficiaires. Ces derniers devront être présents sur les lieux de l’attaque et avoir été la cible de dommages physiques et/ou psychiques. Dans ce cas de figure, ils auront gratuitement accès aux soins et la prise en charge doit être coordonnée par la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie. Cela simplifie grandement les démarches, car auparavant, c’était la caisse nationale militaire de Sécurité sociale qui devait mettre en marche les différentes démarches.
La caisse nationale transmettra une attestation
En parallèle, une attestation sera envoyée aux victimes qui ont subi une attaque terroriste. Elles pourront ainsi aux patients de faire valoir cette dispense d’avance de frais. Cette dernière pourra être utilisée pour les établissements et les professionnels de la Santé. Enfin, en ce qui concerne les indemnités journalières, le délai de carence est supprimé.