Coqueluche en hausse : la HAS appelle à la vaccination des proches de nourrissons

Illustration. Seringue et vaccin. ADN
La Haute autorité de santé conseille vivement une vaccination anticipée pour tous ceux en interaction étroite avec des bébés, face à la reprise de la coqueluche. Elle insiste particulièrement sur une vaccination accrue chez les femmes enceintes. Comment mettre cela en place efficacement ?
TL;DR
- La coqueluche peut avoir des complications graves chez les bébés.
- La HAS recommande un rappel pour ceux en contact avec les nouveaux-nés.
- La France fait face à une augmentation de contaminations et de décès.
La coqueluche: un danger grave et imminent pour les nourrissons
La coqueluche, tantôt perçue comme une maladie bénigne, tantôt meurtrière, fait des ravages. Cette infection virale contagieuse, connue de tous, cache une face sombre: des complications pouvant être mortelles chez les bébés. Respiratoires voire neurologiques, ces complications font de cette maladie une véritable menace pour nos nourrissons.
Protéger le nouveau-né: un rappel du vaccin nécessaire
La Haute autorité de santé (HAS) tire la sonnette d’alarme dans un contexte de recrudescence de la maladie. Elle recommande un rappel du vaccin pour toute personne en contact étroit avec les nourrissons de moins de six mois. « L’efficacité vaccinale s’estomperait rapidement à compter de 5 ans après la dernière dose », argue l’autorité, soulignant ainsi l’urgence de la situation.
#Communiqué | Recrudescence de la #coqueluche : la HAS renforce les recommandations vaccinales pour protéger les nouveau-nés et les nourrissons
👉 https://t.co/7YEhfmON2l pic.twitter.com/wCbRnaQ7fz— Haute Autorité de santé (@HAS_sante) July 22, 2024
La France, touchée par une hausse des contaminations
Depuis le début de l’année 2024, la France témoigne d’une forte augmentation du nombre de contaminations. Un bilan effrayant: « au moins 17 décès, dont 12 chez des nourrissons âgés de 2 mois et moins » fait état la HAS. Un chiffre supérieur à celui observé lors du pic épidémique de 2017 en France et à la moyenne actuelle des pays voisins tels que le Royaume-Uni.
Le vaccin obligatoire chez les nourrissons
Les recommandations actuelles visent à réduire le risque d’une forme grave de la maladie chez les nourrissons, encore trop jeunes pour être protégés par leur propre vaccination. « On voit dans cette population de nourrissons pas encore vaccinés des formes dramatiques de coqueluche avec des hospitalisations en réanimation, et des issues parfois fatales », regrette Philippe Sansonetti, professeur émérite à l’Institut Pasteur et au Collège de France. Tout individu en contact proche et régulier avec les nourrissons doit être couvert, et ce, afin d’éviter de devenir à son tour un vecteur de contamination pour ces dernier.
La HAS insiste également sur l’importance de la vaccination des femmes enceintes. Cette mesure efficace permet de sécuriser le nouveau-né dès sa naissance grâce au transfert in utero des anticorps maternels. Pourtant encore insuffisamment appliquée en France, elle nécessite une attention particulière pour assurer une protection optimale du nourrisson.
