Un arrêté pour limiter la teneur en sucre des produits en Outre-mer
Hier, un arrêté a été publié dans le journal officiel afin de limiter la teneur en sucre des produits fabriqués en Outre-mer, destinés au marché local.
Trois ans après que la loi Lurel interdisant la distribution en Outre-mer de produits de consommation plus sucrés qu’en métropole ait été votée, un arrêté visant à faire appliquer cette loi vient d’être publié au journal officiel. Il sera désormais interdit de commercialiser des denrées alimentaires dont le taux de sucre est excessif en Outre-mer si celles-ci ne sont pas distribuées également en métropole.
Les produits fabriqués en Outre-mer trop riches en sucre
L’arrêté précise que « la teneur en sucres ajoutés des denrées alimentaires de consommation courante » qui sont commercialisées dans les départements d’outre-mer et dans les collectivités de Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon, mais qui ne sont pas distribuées en France métropolitaine « ne peut pas être supérieure à la teneur en sucres ajoutés la plus élevée constatée dans les denrées alimentaires les plus distribuées en France hexagonale« .
En effet, selon Monique Orphé, la députée de La Réunion, les boissons sucrées fabriquées et distribuées Outre-mer peuvent présenter un taux de sucre jusqu’à 48% supérieur par rapport à celles commercialisées dans l’hexagone et la même constatation s’applique aux produits laitiers.
Signé par les ministères de l’Agriculture, du Commerce, de l’Economie, de la Santé et des Outre-mer, cet arrêté est accompagné de la liste des produits locaux concernés tels que les yaourts, sodas, glaces, biscuits, chocolats, céréales du petit-déjeuner, gâteaux et barres chocolatées.
Une consommation saine en Outre-mer aussi
D’après le député de Guadeloupe, Victorin Lurel, l’arrêté « concrétise l’engagement n°11 du candidat François Hollande en 2012 assurant un égal accès à une consommation saine outre-mer » et « marque la volonté du gouvernement d’agir contre la prévalence de l’obésité outre-mer qui touche, notamment, 10,5 % des enfants des quatre départements d’outre-mer, contre 3% des enfants en France hexagonale« .
