Jus de fruits, biscuits, café répété... une nutritionniste pointe des habitudes banales qui favorisent les coups de fatigue.
En bref
- Cinq aliments peuvent favoriser les coups de fatigue
- Le problème vient souvent des pics glycémiques
- Repas lourds et stimulants comptent aussi
Un coup de fouet, puis le trou d’air. C’est souvent là que se joue la question de l’énergie, bien plus que dans la seule quantité de calories avalées.
Sur Instagram, la nutritionniste Lovneet Batra a mis en avant cinq aliments ou boissons très banals qui peuvent tirer la vitalité vers le bas au fil de la journée. Son idée est simple, et assez parlante, certains produits donnent un effet immédiat flatteur, mais favorisent ensuite une baisse nette, soit parce qu’ils font grimper rapidement le sucre sanguin, soit parce qu’ils demandent davantage d’effort au corps.
Le faux ami du coup de boost
Premier exemple, les jus de fruits, y compris les frais. Sans les fibres du fruit entier, le sucre est absorbé plus vite. Résultat, la glycémie monte rapidement, puis redescend tout aussi vite, avec à la clé cette sensation de fatigue un peu floue que beaucoup connaissent en milieu de matinée ou d’après-midi.
Même logique pour les biscuits. Ils associent souvent farine raffinée et sucre ajouté. Là encore, l’effet est bref, puis la baisse arrive. À répétition, on reste coincé dans une sorte de montagnes russes de l’énergie.
Quand les stimulants dérèglent le rythme
Le café ou le thé pris trop souvent ne règlent pas forcément le problème. Lovneet Batra explique que les prises répétées de caféine peuvent perturber le rythme naturel de l’énergie. Sur le moment, on se sent plus alerte. Plus tard, on peut au contraire finir plus fatigué, avec un risque de dépendance à cette relance permanente.
Et il y a aussi les boissons énergétiques sans sucre. Leur promesse paraît rassurante, mais elles peuvent contenir des édulcorants artificiels et des stimulants capables de perturber le métabolisme ou le sommeil. Le coup de fouet existe, oui, mais l’après peut ressembler à de la nervosité ou à de la fatigue.
Le poids du repas sur la vigilance
Autre cas très concret, les plats lourds comme des pâtes en sauce crémeuse ou de grosses portions de riz blanc. Ce type de repas demande plus d’énergie pour la digestion, ce qui peut favoriser cette somnolence post-repas qu’on appelle parfois le food coma.
Selon la nutritionniste, ces repas manquent aussi parfois de fibres et de protéines pour mieux stabiliser la glycémie. Du coup, la baisse d’énergie peut arriver assez vite après avoir mangé.
Ce que cela change concrètement
Le point intéressant, c’est qu’il ne s’agit pas de bannir totalement ces aliments. Lovneet Batra invite plutôt à les repérer quand les coups de fatigue reviennent sans explication claire.
Si l’énergie chute régulièrement au cours de la journée, le contenu de l’assiette ou du verre peut faire partie de l’équation. Pas de miracle, pas de panique non plus. Mais regarder ces habitudes de près peut aider à comprendre pourquoi la batterie se vide si vite.