Un champignon. . © Crédits photos capture vidéo Youtube

Cueillette de champignons vénéneux : 181 intoxications enregistrées en 15 jours

Attention danger. Les autorités sanitaires lancent une alerte après avoir recensé 181 cas d’intoxication aux champignons vénéneux en 15 jours en France.

Avec 181 cas d’intoxication aux champignons vénéneux, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) préfère mettre en garde : “Les conséquences peuvent être graves voire mortelles pour les cueilleurs de champignons“. Cet été, les cas relevés étaient de seulement 15 à 50 par semaine cet été.

Une confusion avec des champignons comestibles

Comme souvent, cette augmentation tient bien évidemment à la saison propice à la cueillette mais surtout à une méconnaissance des champignons Ces intoxications résultent, dans la majorité des cas, d’une confusion avec des champignons comestibles, d’où l’importance de rester vigilant, que l’on soit connaisseur ou que l’on pratique la cueillette ponctuellement“, précise la DGS (Direction générale de la santé) et l’Anses.

Les 2 organismes ajoutent : “Les conséquences sur la santé peuvent être graves (troubles digestifs sévères, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe), voire mortelles. Cinq cas graves ont été enregistrés depuis le mois de juillet. Il ne faut ramasser que les champignons que l’on connaît parfaitement, faire contrôler la collecte par un spécialiste (soit un pharmacien soit une association de mycologie) au moindre doute, ne pas cueillir les champignons à proximité de sites pollués tels que les bords de route, les aires industrielles et les décharges, séparer les espèces récoltées pour éviter le mélange de morceaux de champignons vénéneux avec des champignons comestibles“.

Surtout, ne jamais proposer de champignons cueillis à des enfants. En cas d’apparition d’un ou plusieurs symptômes (notamment diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.) à la suite d’une consommation de champignons de cueillette, appelez immédiatement le 15 ou le centre antipoison de votre région », conclut le communiqué de presse.