Image d'illustration, un bloc opératoire . © Dmitry Kalinovsjy/shutterstock.com

France : de grandes disparités d’opérations chirurgicales selon les régions

Le ministère de la santé à publié jeudi un atlas montrant les fortes disparités en terme d'opérations chirurgicales selon les départements.

Et si votre département de résidence déterminait vos risques de maladies et les opérations qui en résultent ? S’il n’y a pas de lien de cause effet établi, c’est ce que l’on pourrait se demander à la vue du nouvel Atlas des variations de pratiques médicales publié jeudi 24 par les autorités de santé. Ce document cartographie le recours à 10 procédure médicales spécifiques dans les différents départements de France et révèle de fortes disparités selon les régions.

De fortes disparités départementales

Ce document publié par le ministère de la santé, l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation et l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) réuni pour la première fois en un même document nombre de données sur les pratiques médicales selon les régions. L’objectif à terme pour le ministère de la santé est de comprendre et réduire les disparités d’opérations chirurgicales.

L’étude cherche à expliquer ces différences mais aussi à “interpeller les professionnels pour qu’ils analysent leurs pratiques”, car si ces variations ne sont pas justifiées par les besoins des patients, elles soulèvent des questionséthiques, thérapeutiques et économiques”. Il est important de comprendre les causes de ces variations pour assurer la qualité, l’efficience et l’équité des soins fournis.

Les causes a déterminer pour assurer un accès au soins homogène

Cet atlas porte sur dix opérations : ablation des amygdales, chirurgie de l’appendicite, césarienne, chirurgie de l’obésité, tumeur bénigne de la prostate, syndrome du canal carpien, ablation de la vésicule biliaire, ablation de l’utérus, prothèse du genou et ablation de la thyroïde. La chirurgie de la fracture de hanche est utilisée comme point de référence, faisant l’objet d’un “relatif consensus” chez les professionnels.

Les plus fortes variations enregistrées concernent le syndrome du canal carpien avec 66 hospitalisations sur 100 000 habitants à la Réunion contre 386 dans la Meuse et les tumeurs bénignes de la prostate avec moins de 180 opérations dans la Vienne contre plus de 300 en Savoie. Pour le moment l’étude n’est que descriptive et les chercheurs avancent des pistes pour expliquer les résultats. Certains départements sont plus touchés par des problèmes de santé que d’autres, les pratiques des chirurgiens varient selon les préférences et l’enseignement, les choix des patients diffèrent ainsi que l’accès aux soins et l’organisation de l’offre de soin.