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La chirurgie de l’obésité manque d’encadrement selon un rapport de l’IGAS

Actualité > Obésité > Surpoids
Par Lionel,  publié le 7 septembre 2018 à 15h07.

Pour l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), la chirurgie de l’obésité doit être beaucoup mieux encadrée et suivie.

Très demandée, la chirurgie de l’obésité a vu ses interventions multipliée par trois pour s’établir à plus de 60.000 par an (en 2016). Selon l’IGAS, cet essor pose de sérieuses questions car ‘une part non négligeable des indications est excessive ou mal posée et la pratique faiblement encadrées ».

Une pratique de plus en plus répandue en France

‘Il y a un manque de suivi des patients, avant et après l’opération’, indique l’Inspection générale des affaires sociales. Alors qu’un Français adulte sur deux est obèse ou en surpoids, il y a donc un véritable échec de la prévention sur l’obésité.
Les dispositifs comme la pose d’un bypass ou d’un anneau qui réduit la taille de l’estomac sont aujourd’hui relativement accessible financièrement et pourtant ces opérations ont un coût pour la Sécurité sociale de 300 millions d’euros en 2016.

Chirurgien digestif à l’hôpital Saint-Joseph, le docteur Jérôme Loriau explique que « seuls 30 à 40% des patients sont correctement suivis après l’opération ».

Sur France 5 dans l’émission « Allo Docteur », le Pr. Ibrahim Dagher, chef de service chirurgie générale et digestive à l’hôpital Béclère donnait plus de détail sur les conditions à remplir pour pouvoir bénéficier de ce genre d’intervention :
« Tout cela est très bien codifié maintenant. A partir d’un IMC de 30, on est obèse ; de 35, on a une obésité sévère et à partir de 40, c’est une obésité morbide. A partir d’un IMC de 35, on peut parler d’intervention si cette obésité est accompagnée d’autres comorbidités c’est-à-dire que le patient est obèse et qu’il a en plus du diabète, de l’hypertension… Quand on est au stade de surcharge pondérale, il y a des moyens encore et il faut chercher les déterminants de cette obésité (sociaux, psychologiques, somatiques), et essayer de travailler là-dessus. Ce n’est que lorsque l’obésité est installée et évoluée avec des comorbidités qu’il faut parler de la chirurgie« .

Le Récap
  • Une pratique de plus en plus répandue en France
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