L’alimentation peut-elle réellement protéger du cancer ? Les éclairages d’un spécialiste

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Image d'illustration. Alimentation repas famille — ADN

De nombreux aliments sont présentés comme pouvant réduire le risque de cancer, mais qu’en dit la science ? Un spécialiste fait le point sur les liens entre alimentation et prévention du cancer, en s’appuyant sur les connaissances actuelles.

  • L’alimentation influence fortement la prévention du cancer.
  • Antioxydants et fibres jouent un rôle clé protecteur.
  • Adopter de bonnes habitudes doit commencer dès le plus jeune âge.

Quand l’assiette devient bouclier

Loin de n’être qu’une simple source d’énergie, notre alimentation façonne en profondeur notre santé. Pour la Dr Sunitha N, diététicienne à Vasavi Hospitals, il ne fait aucun doute : ce que nous mettons dans nos assiettes peut autant déclencher des maladies comme le cancer… que les prévenir. Chaque repas, après digestion, libère des radicaux libres susceptibles d’endommager l’ADN. Mais tout n’est pas joué d’avance : « Les antioxydants présents dans les fruits, légumes frais, le curcuma ou l’ail neutralisent ces molécules nocives », rappelle-t-elle.

Miser sur les super-aliments

Face à cette réalité, certains choix se révèlent déterminants. Les légumes crucifères comme le chou-fleur regorgent de composés soufrés capables d’éliminer les radicaux libres ; la tomate, particulièrement une fois cuite, libère du lycopène, un antioxydant puissant. Prudence cependant : consommer régulièrement des graines de tomate avec des feuilles de palak pourrait favoriser les calculs rénaux.

Côté saveurs piquantes, l’ail tire son épingle du jeu grâce à l’allicine, réputée pour renforcer l’immunité et calmer l’inflammation. « Un petit éclat d’ail cru avalé chaque jour suffit pour bénéficier de ses effets », suggère-t-elle. Par ailleurs, haricots riches en phytocomposés et agrumes bourrés de vitamine C contribuent à limiter certains cancers et à stimuler les défenses naturelles.

Voici quelques conseils pratiques pour renforcer votre protection :

  • Favoriser les huiles saines (sésame, olive, arachide), sources de graisses insaturées protectrices.
  • Bannir les graisses hydrogénées comme le Dalda qui augmentent le risque cardiovasculaire.
  • Intégrer quotidiennement une pincée de curcuma et poivre dans du lait tiède pour profiter des bienfaits du curcumine.

Diversité alimentaire et rythme de vie

Construire une alimentation équilibrée demande aussi d’intégrer davantage de fibres via fruits (papaye, pomme), produits fermentés comme le yaourt ou le babeurre afin d’améliorer la digestion. Se contenter de glucides expose à certains déséquilibres ; la variété reste essentielle.

La spécialiste insiste également sur l’importance du poids idéal : « L’obésité accroît la pression sur les organes et augmente le risque de nombreux cancers. » D’ailleurs, même des soucis quotidiens tels que la constipation ne doivent jamais être pris à la légère puisqu’ils peuvent évoluer vers des formes sévères comme le cancer du côlon.

Saines habitudes dès l’enfance

En filigrane, un message récurrent : tout commence très tôt. Initier dès l’enfance aux bons réflexes alimentaires installe durablement la prévention dans nos vies quotidiennes. Comme le résume la diététicienne : « Aucun âge n’est trop précoce pour choisir une alimentation saine — ce que nous mangeons aujourd’hui conditionne notre santé demain. »