Le système de santé en alerte pour les JO de Paris

Illustration. Un lit d'hôpital.
Illustration. Un lit d'hôpital. — ADN

Cet été, la région parisienne prévoit d'accueillir 15 millions de visiteurs pour les Jeux olympiques et paralympiques, posant un véritable défi pour le système de santé. Des renforts ont été appelés de toute la France pour se préparer aux situations les plus critiques et pour soutenir les hôpitaux. Les hôpitaux seront-ils capables de gérer une telle affluence ?

  • Préparation du système de santé pour les JO avec recrutement de professionnels et volontaires.
  • Prévisions de besoins en soin avec une hausse de 5% des arrivées aux urgences.
  • Des inquiétudes parmi certains professionnels de santé sur la gestion des JO.

L’Ile-de-France se prépare à l’arrivée des Jeux Olympiques

Les 15 millions de visiteurs attendus en Ile-de-France pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques ne sont pas seulement des athlètes, des journalistes ou des touristes, mais également des patients potentiels. Face à une telle influx, le système de santé se doit de se préparer.

Organisation médicale dédiée aux sportifs et aux visiteurs

Le Comité d’Organisation des Jeux a fait appel à environ 3 000 professionnels de la santé volontaires, qui auront pour l’une de leurs missions de gérer la « polyclinique » du village olympique à Saint-Denis. En parallèle, l’État a mis en place des équipes d’intervention médicales mobiles en assurant des rémunérations attractives.

Anticiper pour éviter la crise

Selon les organisateurs, l’arrivée massive de visiteurs bien portants ne devrait pas engendrer une augmentation significative des passages aux urgences. Néanmoins, « Un surdimensionnement des moyens« , selon les termes de Frédéric Adnet, médecin chef de l’organisation des soins pré-hospitaliers, est en place.

Dans l’éventualité d’une crise, différents scénarios sont envisagés et des équipes sont « pré-positionnées » autour des sites de compétition.

Des incertitudes persistent

Mais malgré les mesures préventives, l’inquiétude règne chez certains professionnels de la santé. À l’hôpital Georges-Pompidou, des médecins urgentistes craignent qu’une « prime JO » ne soit versée qu’à certains services et l’absence prévue de nombreux médecins libéraux durant l’événement, qui pourrait accentuer la pression sur les hôpitaux.