Observer des images de nature a un effet puissant sur le cerveau

Image d'illustration. Sentier de nature pittoresqueADN
Observer des images de nature déclenche un effet puissant dans notre cerveau, une expérience véritablement transformative et fascinante.
Tl;dr
- La nature, même en image digitale, peut soulager la douleur.
- Les bénéfices de la nature sur la santé sont confirmés par une nouvelle étude.
- La recherche a utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pour observer l’activité cérébrale.
La nature, un remède contre la douleur
Les bienfaits de la nature sur notre santé ne sont plus à prouver. Une nouvelle étude vient de confirmer cette réalité. Selon cette recherche, contempler la nature, même à travers des images numériques, pourrait atténuer la douleur.
Une étude innovante
Cette étude, dirigée par le neuroscientifique Maximilian Steininger de l’Université de Vienne, a été publiée dans Nature Communications. Elle a utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (fRMI) pour observer l’activité cérébrale de 49 volontaires. Les participants étaient exposés à diverses images tout en recevant une série de chocs électriques d’intensités variables sur le dos de leur main gauche.
Des scénarios variés
Trois scènes ont été présentées aux volontaires. La première représentait un lac entouré d’arbres agités par le vent, avec des bruits de feuilles et de chants d’oiseaux en fond sonore. La seconde intégrait des éléments urbains tels que des immeubles, des bancs et des ruelles, accompagnés de bruits de ville. La troisième scène était celle d’un bureau, avec du mobilier terne et le bourdonnement du travail.
Des résultats prometteurs
Les participants ont non seulement déclaré ressentir moins de douleur en regardant les paysages naturels, mais les scans fRMI ont également montré une différence dans leur cerveau. « Notre étude est la première à fournir des preuves, grâce à des scans cérébraux, que ce n’est pas simplement un effet placebo », a déclaré Steininger. Les scènes naturelles ont provoqué une diminution de l’activité dans une partie du cerveau impliquée dans la perception de la douleur, appelée nociception.
Selon les chercheurs, ces résultats pourraient s’expliquer par le fait que les environnements naturels captent l’attention des individus, les détournant ainsi de la sensation de douleur. Ceci est connu en psychologie sous le nom de « théorie de la restauration de l’attention ». « Le fait que cet effet analgésique puisse être obtenu grâce à une exposition virtuelle à la nature, facile à administrer, a des implications pratiques importantes », a souligné Alex Smalley, co-auteur de l’étude et membre de l’Université d’Exeter au Royaume-Uni. Cela « ouvre de nouvelles voies pour mieux comprendre comment la nature impacte notre esprit », a-t-il ajouté.
