Paracétamol : les patients devront limiter leur consommation (Doliprane, Efferalgan…)

L'ANSM incite les professionnels de santé à limiter la quantité de paracétamol à prescrire ou à délivrer, en raison de tensions sur l'approvisionnement.

Dans un communiqué publié le 19 octobre, l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) recommande dans un communiqué de « modérer l’utilisation de paracétamol et permettre ainsi aux patients qui ont un besoin immédiat de pouvoir en bénéficier ».

En cause, des « tensions d’approvisionnement » concernant cette molécule, laquelle à l’approche de l’hiver et en période de reprise de l’épidémie de Covid est précieuse. Au mois d’avril dernier, un risque de pénurie était déjà dans l’actualité mais celle-ci avait été évitée.

Ces tensions d’approvisionnement perdurent depuis plusieurs mois, liées aux difficultés de production et de l’augmentation des consommations liée au Covid.

Une production de paracétamol « optimisée »

Certes, l’ANSM assure que « La production a été optimisée pour permettre un approvisionnement continu sur l’ensemble du territoire ». Mais malgré cette mise au point, elle invite les médecins  à éviter d’en prescrire aux patients n’en ayant pas un « besoin immédiat ».

Autre recommandation : préférer une posologie de trois prises toutes les 8 heures en lieu et place des 4 toutes les 6 heures traditionnelles. Pour les pharmaciens, il est demandé « en l’absence de prescription », de « limiter la dispensation à deux boîtes par patient ».

Et les patients ?

De leur côté, les patients sont invités à ne pas stocker le paracétamol quand aucun besoin immédiat ne le demande.

L’ANSM rappelle encore :

En fonction de votre situation individuelle et de votre besoin, votre pharmacien pourra vous dispenser une quantité de paracétamol inférieure à celle qui figure sur votre ordonnance ; il s’agit de la dispensation adaptée.