Cette maladie, l'une de celles potentiellement transmises par ces insectes, fait partie des maladies à déclaration obligatoire depuis 2021.
L’encéphalite à tiques figure parmi les maladies pouvant être la conséquence d’une morsure de tique. Et depuis le printemps 2021, elle fait partie des maladies à déclaration obligatoire, comme une infection aux virus chikungunya et Zika, mais encore le botulisme, listériose ou tétanos.
Pourquoi avoir rendu sa déclaration obligatoire ? Santé publique France l’explique en raison de « l’augmentation de l’incidence de la maladie dans toute l’Europe et l’extension de la zone et la période où le virus circule habituellement ».
Bilan de deux ans de surveillance
L’agence de santé publique a ainsi rendu public le bilan des deux premières années de surveillance de ces cas d’encéphalite.
Son virus est dans la plupart des cas transmis par des tiques du genre Ixodes ricinus. Et l’infection provoque vite des symptômes comme « de la fièvre, des maux de tête et des douleurs des muscles et articulations », ajoute Santé publique France.
Encéphalite à tiques : décès dans moins d’1% des cas
Pour 2 à 3 malades sur 10, des symptômes découlant d’une atteinte du système nerveux central ou périphérique surviennent, avec « la prostration ou l’agitation, des tremblements, des troubles du comportement, des troubles de la vigilance ou de la conscience, parfois des convulsions ou le coma ». Et moins d’1% des malades en décèderont.
Quant aux séquelles, qu’elles soient d’ordre neurologique ou psychiatrique, elles sont fréquentes.
Pas de traitement contre cette maladie
Dans le détail, il y a donc eu 30 cas en 2021, 36 en 2022, et 5 en 2023 mais le dénombrement s’arrête au mois de mai. L’agence sanitaire précise que 94% des cas ont fait l’objet d’une hospitalisation.
« Cette dynamique souligne la nécessité de se protéger contre les tiques en cas de travail ou de loisir en tous lieux », conclut Santé publique France qui renouvelle ses conseils :
- se couvrir le plus possible avec vêtements longs ;
- rester sur les chemins et se tenir éloigné des broussailles, fougères et herbes hautes ;
- utiliser des répulsifs à appliquer sur la peau
- au retour à domicile, examiner attentivement les parties du corps et retirer une tique avec un tire-tique sans attendre.