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Une plante psychédélique brésilienne suscite l’espoir contre la dépression

Actualité > Recherche > Traitement > Dépression
Par Morgan,  publié le 11 mai 2025 à 19h00.
Image d'illustration. Tristesse ou dépression ?

Image d'illustration. Tristesse ou dépression ?ADN

Une plante psychédélique originaire du Brésil suscite l’intérêt de la communauté scientifique pour ses effets prometteurs dans le traitement de la dépression, offrant ainsi une piste innovante face aux limites des thérapies classiques.

Tl;dr

  • La jurema preta testée contre la dépression au Brésil.
  • Effets rapides, mais efficacité variable selon les patients.
  • Usage ritualisé et recherche scientifique se croisent.

Une plante ancestrale sur le devant de la scène médicale

Au Brésil, la jurema preta, une plante longtemps utilisée lors de cérémonies indigènes, attire aujourd’hui l’attention de la recherche médicale. Extraite sous forme de racines vendues sur les marchés populaires, elle contient une substance puissante : le DMT (diméthyltryptamine), un psychotrope dont les effets intriguent autant qu’ils inquiètent. Si traditionnellement, on la consomme dans des rituels marqués par la danse et les percussions, sa popularité grandit chez ceux en quête de solutions innovantes contre la dépression chronique.

Des espoirs cliniques tempérés par la prudence

L’intérêt pour ce principe actif s’appuie notamment sur des expériences menées par le physicien Draulio Araujo, rattaché à l’Institut du Cerveau de l’Université Fédérale du Rio Grande do Norte. Son équipe a administré du DMT vaporisé à quatorze volontaires souffrant de dépression résistante, dans un protocole encadré pendant six mois. Dès le lendemain du traitement, des améliorations notables ont été relevées : « C’est fréquent d’entendre que quelque chose a changé, comme si une porte s’était ouverte », confie Araujo. Toutefois, il insiste : « Ce n’est pas une solution miracle et tout le monde n’en tire pas profit. » La neuroscientifique Fernanda Palhano-Fontes, également engagée dans ces travaux, souligne d’ailleurs que certains patients ne ressentent aucun effet.

Entre tradition et quête de soi : récits de patients et perspectives spirituelles

Les témoignages oscillent entre soulagement tangible et questionnement existentiel. À l’image de Guaracy Carvajal, un informaticien qui, après avoir tenté d’extraire lui-même le DMT à domicile pour soigner sa propre dépression persistante, évoque un sentiment de légèreté retrouvé : « Cela aide à traverser les périodes de doute ou d’épuisement quotidien. » Sur un tout autre registre, lors des cérémonies à Planaltina près de Brasília, certains participants décrivent moins une hallucination qu’une reconnexion intime : « Mes canaux spirituels s’ouvrent vraiment ; je me comprends mieux. »

Notons que la loi brésilienne demeure ambiguë. Si la culture ou la possession du végétal — aussi appelé Mimosa tenuiflora — reste autorisée, l’usage du DMT est quant à lui interdit hors cadre religieux ou scientifique.

L’avenir de la recherche en question

À ce stade, peu d’études robustes sont disponibles. Les résultats prometteurs publiés par Araujo dans la revue Nature, puis récemment dans Psychedelic Medicine, incitent néanmoins à poursuivre les essais cliniques. Le chercheur vise désormais une cohorte élargie à une centaine de personnes pour mieux cerner l’impact réel du DMT contre la dépression. Mais rien n’indique encore quand — ni même si — cette approche rejoindra l’arsenal thérapeutique courant. Pour l’heure, espoir et prudence continuent donc de cheminer côte à côte.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Une plante ancestrale sur le devant de la scène médicale
  • Des espoirs cliniques tempérés par la prudence
  • Entre tradition et quête de soi : récits de patients et perspectives spirituelles
  • L’avenir de la recherche en question
En savoir plus
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