Zona : Comprendre les symptômes et traitements du virus affectant de nombreux Français
Le zona, maladie peu connue, est le résultat de la réactivation du virus responsable de la varicelle. Affectant principalement certaines personnes, ses symptômes peuvent être problématiques et durables. Mais comment se manifeste-t-il exactement ?
Tl;dr
- Le zona, maladie méconnue liée à la varicelle, affecte 366 cas sur 100 000 habitants en France chaque année.
- La réactivation du virus est principalement due à l’âge avancé et au système immunitaire affaibli.
- Le virus peut provoquer des complications graves comme la névralgie post-zostérienne et le zona oculaire.
- La Haute autorité de santé recommande la vaccination contre le zona pour les adultes de 65 ans et plus et les immunodéprimés.
Le zona, une menace silencieuse
Relativement peu connu, le zona est le résultat d’une réactivation du virus de la varicelle. Cette maladie persistante et problématique concerne en France pas moins de 366 cas sur 100,000 habitants chaque année.
Un virus latent
Le virus du zona est une rémanence du virus de la varicelle, qui peut se réactiver chez des personnes ayant eu cette maladie infantile. La professeure Odile Launay, infectiologue à l’hôpital Cochin, explique que «le zona peut se réactiver plus tard dans la vie, en raison d’un stress important, d’un traitement immunosuppresseur, ou simplement avec l’âge». Ce réveil est souvent observé après 50 ans ou lorsque le système immunitaire est affaibli.
Complications potentielles
L’âge avancé et l’immunosuppression sont ainsi les deux facteurs de risque principaux du zona. Cette infection peut entraîner des conséquences sévères, comme la névralgie post-zostérienne (NPZ), une douleur nerveuse persistante, présente dans 5 à 30% des cas. De plus, le zona oculaire peut causer des lésions ophtalmologiques graves et une baisse de l’acuité visuelle.
Prévention par la vaccination
Face à cette menace, la Haute autorité de santé (HAS) a récemment recommandé la vaccination contre le zona pour les adultes de 65 ans et plus et les personnes immunodéprimées. Le vaccin Shringrix, plus efficace, a été privilégié, remplaçant ainsi le Zostavax précédemment utilisé.
L’avis de la rédaction
Bien que souvent ignoré, le zona est une réalité médicale qui mérite une prise de conscience collective. La vaccination, surtout chez les personnes à risque, est un enjeu majeur pour prévenir cette affection potentiellement handicapante. Il est temps de faire du zona une maladie du passé.
