Un grain de beauté suspect . © Shutterstock.com

Cancer de la peau : la recherche avance sur les mélanomes

Vers une nouvelle solution pour guérir le cancer de la peau ? Des scientifiques ont découvert comment le mélanome cancéreux se propage au reste du corps.

Une équipe de scientifiques Israéliens de l’Université de Tel-Aviv ont collaboré avec le centre allemand de recherches sur le cancer d’Heidelberg pour déterminer comment le cancer de la peau se propage depuis un mélanome. Publiée mardi 22 août dans la revue de santé Nature Cell Biology, l’étude pourrait bien constituer un grand pas en avant dans le domaine de la santé.

Le mécanisme de propagation découvert

La dangerosité du mélanome n’est pas due en soi à son apparition sur la couche supérieure de la peau, l’épiderme, mais lorsqu’il se répand dans la couche inférieure de la peau, le derme, puis à travers le reste du corps. Les chercheurs ont voulu savoir comment le mélanome passe de l’une à l’autre. Ils ont donc analysé des échantillons de peau de patients qui présentaient un mélanome au stade primaire.

Il s’avère que celui-ci est capable d’envoyer de minuscules vésicules pour coloniser le reste du corps. Le cancer a besoin de sang pour se propager et ces dernières lui permettent de passer de l’épiderme qui n’est pourtant pas vascularisé au reste du corps. Les vésicules modifient la morphologie de la peau autour de mélanome afin de lui donner accès aux vaisseaux sanguins, un phénomène jusqu’ici inconnu.

Un découverte encourageante pour la médecine

Grâce à cette étude, les scientifiques ont pu déterminer des moyens de bloquer cette propagation. Une recherche préliminaire qui pourrait bien permettre de guérir efficacement le cancer de la peau à terme. À noter que le dépistage précoce reste d’une importance capitale puisque cette méthode ne permettrait la guérison qu’avant la propagation du cancer.

À l’heure actuelle, selon la Skin Cancer Foundation une personne décède du cancer de la peau toutes les 52 minutes et les diagnostics augmentent depuis 30 ans. Mais le taux de guérison est élevé, à condition de se faire dépister à temps.