Un champs . © Crédits photos capture vidéo youtube

Etats généraux de l’alimentation : Pour les syndicats, les agriculteurs ne sont pas assez représentés

Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture a lancé hier les ateliers des États généraux de l’alimentation. Objectif : une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous.

Selon certains syndicats, les agriculteurs ne sont pas assez représentés lors de ces “Etats généraux de l’alimentation“. Certains agriculteurs contestent déjà la méthode du gouvernement comme l’explique la secrétaire générale de la coordination rurale Véronique Le Floch au micro d’Europe 1 :
On s’est trompé dans les présidences, dans le sens où, pour décider des prix à payer aux producteurs, c’est la distribution et la transformation qui vont présider les ateliers“.

Ces réunions doivent permettre au gouvernement d’adopter une feuille de route claire sur les questions alimentaires

Pourtant, les “Etats généraux de l’alimentation” ont pour ambition de fixer une feuille de route claire sur les questions alimentaires mais aussi sur les conditions de vie des agriculteurs.

Pour Véronique Le Floch, la libéralisation du marché est une menace pour un secteur fragilisé par les crises ?
Ça fait vingt-cinq ans que l’on revendique des prix, pas des primes, que l’on fait des propositions pour réguler l’offre à la demande, pour essayer de viser l’autosuffisance alimentaire, la sécurité alimentaire et privilégier le territoire. Malheureusement avec la PAC on s’est inscrit dans une libéralisation des marchés, on s’oriente vers des accords de libre-échange. Tout ça ne va pas dans le sens des producteurs“, lance-t-elle ajoutant : “Pour que le prix soit plus équitable, il faut ajuster l’offre et la demande“.

Les inégalités des circuits

Comme preuve des inégalités des circuits, Véronique Le Floch détaille : “Aujourd’hui, l’échalote quitte l’exploitation à 15 centimes le kilo. Le coût de revient de l’échalote est autour de 50 centimes. On retrouve le kilo d’échalote sur les marchés ou en grande surface entre 3 et 6 euros. Il y a quand même un souci dans la manière dont le prix accordé au producteur est calculé, à partir du moment où le prix que l’on se permet de lui offrir ne couvre même pas ses coups de productions“, dénonce-t-elle.

De fait, la principale revendication de la coordination rurale est de couvrir a minima les coûts de production et permettre au producteur d’avoir une rémunération.

A la fin de ce premier chantier, Emmanuel Macron viendra présenter un certain nombre de propositions et sa vision de ce que nous devons faire pour la sauvegarde de nos modèles agricoles, a rappelé le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert.