L'Anses observe que la consommation de produits sucrants comme l'aspartame et les sirops a diminué depuis dix ans, mais ils sont fréquemment substitués par du sucre blanc ou des jus de fruits. Qu'est-ce qui pourrait expliquer ce changement ?
- La part des ingrédients sucrants dans les aliments a baissé.
- L’Anses a étudié la composition de plus de 50 000 aliments.
- 77% des aliments contiennent encore au moins un ingrédient sucrant.
- Une baisse du taux de sucre réel remarquée dans les boissons sans alcool.
Decrement de l’utilisation des ingrédients sucrants par l’industrie alimentaire
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a fait une importante révélation le mardi 19 mars : la proportion d’ingrédients sucrants – comprenant le sucre ordinaire, les édulcorants, entre autres – dans les produits vendus en France a connu une chute significative au courant des années 2010. Cependant, cette observation, aussi significative soit-elle, ne signifie pas nécessairement que les aliments sont globalement moins sucrés.
Examen de la fréquence et de la nature des ingrédients sucrants
Ce constat est le fruit d’une étude minutieuse de la composition de plus de 50 000 aliments transformés – sucrés comme salés – menée par l’Anses de 2008 à 2020. Cela visait à évaluer la fréquence d’utilisation de divers ingrédients sucrants tels que le sucre blanc classique (saccharose), les édulcorants comme l’aspartame et les sirops et jus de fruits.
Une amélioration sur la forme, pas sur le fond
En 2020, la majorité des aliments (77%), y compris ceux salés, contenaient encore au moins un ingrédient sucrant. L’Anses, toutefois, met en évidence « une baisse de l’utilisation des ingrédients sucrants au cours des dix dernières années, notamment les sirops de sucre et les édulcorants ».
Cette amélioration est attribuée au fait que les industriels sont devenus moins enclins à utiliser un large éventail d’ingrédients sucrants.
L’impact bénéfique des taxes sur les boissons sucrées
L’Anses a également publié une autre étude qui se concentre sur les boissons non alcoolisées. Cette dernière révèle un recul significatif de leur teneur en sucre au cours de la décennie précédente. « Cette tendance initiée entre 2010 et 2013 s’accentue fortement à partir de 2013 », note l’agence.
Ceci pourrait s’expliquer par la mise en place en 2012 d’une taxe sur les boissons contenant des sucres ou des édulcorants ajoutés.