Allergies de printemps : ces réflexes qui changent vos séances en extérieur

Gros plan sur des chaussures de sport athlétiques frappant le trottoir lors d'une promenade rapide dans un parc ensoleillé.
Image d'illustration. Gros plan de chaussures de sport frappant le trottoir — ADN

Courir au printemps peut vite tourner au cauchemar avec le pollen. Horaires, alimentation, hydratation, magnésium : les gestes utiles.

En bref

  • Le pollen complique surtout le sport dehors
  • Certains aliments crus peuvent accentuer les réactions
  • Hydratation et magnésium méritent une attention particulière

Le printemps n’apporte pas seulement des journées plus longues. Pour beaucoup, il complique aussi les séances dehors, avec un mélange bien connu de démangeaisons, d’éternuements, de conjonctivite et de gêne respiratoire. Et quand on court ou qu’on s’entraîne en extérieur, l’allergie ne reste pas un simple inconfort, elle finit par peser sur les habitudes les plus banales.

Choisir le bon moment pour sortir

Premier réflexe, regarder quand et vous faites du sport. En cas d’allergie au pollen, mieux vaut éviter les heures où chaque plante émet le plus, surtout dans les moments les plus critiques de la saison. C’est tout bête, mais ça change l’exposition.

Les parcs attirent, surtout au printemps. Pourtant, si vous êtes sensible au pollen, les zones très végétalisées ne sont pas les meilleures alliées. À l’inverse, un créneau juste après un orage peut être plus favorable, le air étant alors beaucoup plus propre. Bon, ce ne sont pas forcément les sorties les plus motivantes, mais elles peuvent être plus supportables.

Quand l’assiette aggrave parfois les symptômes

Autre point à surveiller, l’alimentation. Certaines personnes allergiques au pollen présentent des réactions croisées avec des aliments. Si vous remarquez que les symptômes empirent après un petit-déjeuner avec des produits laitiers, ou après un steak, il y a au moins un signal à observer de près.

Pour les fruits et légumes, la forme compte aussi. Le conseil donné ici est simple, les consommer cuits plutôt que crus. L’allergie au pollen de bouleau est associée aux pommes, aux poires, aux cerises et aux pêches quand elles sont crues. Celle liée à l’armoise peut entraîner une réaction avec le céleri cru.

Le magnésium, un appui à discuter au cas par cas

Le magnésium peut aider à relâcher les parois des muscles lisses et à réduire l’intensité des crises d’asthme, ce qui peut améliorer la respiration. Mais il n’y a pas une dose unique valable pour tout le monde.

Chez les sportifs, les besoins peuvent être plus élevés, notamment à cause des pertes liées à la sueur et de la demande du travail musculaire. Bref, c’est un sujet à voir avec un médecin, justement parce que les besoins varient d’une personne à l’autre.

L’hydratation, le point souvent sous-estimé

On y pense peu, mais en période d’allergie, les larmes et l’écoulement nasal entraînent aussi des pertes de liquides. Certains médicaments utilisés contre l’allergie ont en plus un effet diurétique. Résultat, le risque de déshydratation grimpe si vous ajoutez du sport.

Dans ce contexte, 2 litres d’eau par jour peuvent ne pas suffire. Si vous vous entraînez, l’objectif peut monter à 3 litres ou davantage. Ce que ça change pour vous, clairement, c’est qu’une allergie ne se gère pas seulement avec un mouchoir : l’horaire de sortie, l’assiette et l’hydratation pèsent aussi sur la qualité de la journée, et de la séance.

Germain Montor

Spécialiste Santé

Rédacteur web spécialisé dans l’univers de la santé et du bien-être

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