Ce que la forme de vos fesses révèle sur votre santé, selon des chercheurs

Image d'illustration. Femme faisant du rameur dans une salle de sportADN
Selon des chercheurs, la forme des fesses pourrait fournir des indices précieux sur l’état de santé général. Leur étude met en lumière des liens entre morphologie fessière et certains facteurs de risque ou maladies spécifiques.
Tl;dr
- La forme des fessiers reflète la santé métabolique.
- Des différences notables selon le sexe et le diabète.
- L’IRM 3D révèle des signes précoces de déclin musculaire.
La silhouette du fessier, nouvel indicateur de santé ?
On croyait tout savoir sur les fessiers, souvent réduits à leur aspect esthétique ou à la coupe d’un jean. Pourtant, une récente étude menée par des scientifiques de l’University of Westminster bouscule cette vision : la forme du gluteus maximus, ce muscle majeur du postérieur, pourrait en dire long sur notre état de santé métabolique. C’est lors du congrès annuel de la Radiological Society of North America (RSNA) que ces résultats ont été dévoilés, révélant ainsi un tout nouveau champ d’exploration médicale.
Quand l’imagerie médicale scrute les muscles
Grâce à des techniques avancées d’IRM en 3D, les chercheurs britanniques ont scruté la structure musculaire de près de 61 290 volontaires issus de la base de données du UK Biobank. Contrairement aux analyses traditionnelles focalisées sur la taille ou le taux de graisse, ce sont ici les variations subtiles de forme qui ont été cartographiées avec précision. Selon le Dr E. Louise Thomas, professeure d’imagerie métabolique à l’University of Westminster’s School of Life Sciences, le gluteus maximus n’est pas seulement le plus volumineux des muscles humains : il joue aussi un rôle central dans notre équilibre métabolique.
Métabolisme et différences entre hommes et femmes
L’étude révèle que certains marqueurs tels que l’âge, le niveau d’activité physique, ou encore la fragilité impactent fortement cette région musculaire. On observe par exemple que :
- L’activité physique intense et la force musculaire améliorent la forme du muscle.
- L’avancée en âge et la sédentarité conduisent à un amincissement notable.
Mais ce n’est pas tout. Chez les patients atteints de diabète de type 2, les différences sont frappantes : les hommes présentent une atrophie tandis que les femmes affichent au contraire un élargissement – phénomène attribué à une infiltration graisseuse accrue. D’ailleurs, comme le souligne Dr Marjola Thanaj, « les hommes jugés fragiles voient une fonte généralisée du gluteus maximus, alors que chez les femmes l’impact se limite à certaines zones spécifiques » ».
Vers une nouvelle lecture préventive du corps ?
En définitive, ces travaux suggèrent que « les modifications morphologiques du gluteus maximus pourraient annoncer un début de déclin fonctionnel ou des perturbations métaboliques précoces chez les diabétiques – chaque sexe y réagissant différemment face à l’intolérance à l’insuline » ». Faut-il alors voir dans nos fessiers un nouveau baromètre médical ? La question reste ouverte, mais l’approche séduit déjà par son potentiel préventif. Il est toutefois rappelé qu’un avis médical reste indispensable pour toute démarche liée à sa santé.
