Certains aliments réduisent de 36 % le risque de cancer gastro-intestinal

Gros plan de légumes fraîchement cueillis disposés dans un panier en bois, aux couleurs éclatantes sur un fond rustique.
Image d'illustration. Gros plan de légumes frais — ADN

Une récente étude met en lumière l’impact bénéfique de certains aliments sur la prévention des cancers gastro-intestinaux. Les chercheurs constatent qu’une consommation adaptée permettrait de réduire jusqu’à 36 % le risque de développer ces types de cancers.

  • Les cancers digestifs progressent chez les moins de 50 ans.
  • Consommer des fruits à chair blanche réduit le risque de 36%.
  • Miser sur la diversité colorée optimise la protection santé.

Les cancers digestifs, une menace qui s’étend

Au fil des dernières années, la recrudescence des cancers colorectaux chez les adultes de moins de 50 ans interpelle la communauté scientifique. Derrière cette augmentation, on retrouve un ensemble plus large : les cancers gastro-intestinaux (GI). Ceux-ci englobent non seulement le côlon et le rectum, mais aussi l’œsophage, l’estomac, le pancréas, la vésicule biliaire, les voies biliaires ainsi que le foie. Ce dernier est désormais scruté à cause de pathologies émergentes telles que la NAFLD ou la MASLD. Ensemble, ces cancers comptent parmi les causes principales de mortalité par cancer dans le monde.

Nouveaux éclairages sur l’alimentation protectrice

Mais une lueur d’espoir se dessine du côté de l’assiette. Une étude publiée récemment dans « Nutrition Research » apporte une pierre supplémentaire à l’édifice des stratégies préventives. Sur plus de 11 000 adultes suivis en Corée entre 2007 et 2021, ceux intégrant davantage de fruits et légumes à chair blanche (pommes, poires, bananes, choux-fleurs…) affichaient un risque réduit de 36 % de développer un cancer GI. À noter également, les produits rouges ou violets tels que tomates ou fraises diminuent ce risque d’environ 32 %. Cette étude s’est démarquée en classant les aliments selon la couleur intérieure plutôt qu’extérieure.

Derrière les couleurs : science et recommandations concrètes

Pourquoi tant d’attention à ces nuances ? Les chercheurs avancent que les fruits et légumes à chair blanche sont riches en fibres, vitamine C et certains flavonoïdes. Ces nutriments renforcent la santé digestive et limitent l’inflammation. Les variétés rouges ou violettes regorgent quant à elles de lycopène ou d’anthocyanines aux effets antioxydants prouvés. Même si la cuisson douce (vapeur, sauté léger) améliore parfois l’absorption des composés bénéfiques – comme le lycopène dans la tomate – une alimentation colorée reste un atout global incontesté contre le cancer.

Voici comment diversifier facilement votre alimentation :

  • Misez sur au moins deux portions quotidiennes de fruits/légumes à chair blanche.
  • Pensez aux rouges et violets pour compléter l’éventail nutritionnel.
  • Mélangez couleurs et textures dans vos plats pour un maximum d’apports protecteurs.

L’essentiel : diversité et plaisir au menu

Il ne s’agit pas uniquement d’ajouter tel fruit ou légume « miracle », mais bien d’adopter une variété colorée chaque jour : salades composées multicolores, smoothies fruités ou légumes croquants cuits à point. Au-delà du plaisir gustatif renouvelé, cette diversité pourrait s’avérer déterminante pour freiner la progression silencieuse des cancers digestifs. Un geste simple au quotidien… pour beaucoup mieux se prémunir demain.