Menu
Actusante.netActusante.net
  • Actualité
    • Cigarette électronique
    • Acné
    • Appareil et Aide Auditifs
    • Montessori
  • Nutrition
    • Alimentation
    • Complément alimentaire
    • NutriBrain.fr
Actualité

Des chercheurs dévoilent une méthode inédite pour fabriquer les composés de l’ashwagandha

Actualité > Recherche > Innovation > Plantes
Par Germain Montor,  publié le 20 mai 2026 à 8h00.
Vue détaillée d un technicien en laboratoire

Image d'illustration. Vue détaillée d un technicien en laboratoireADN

Des chercheurs ont mis au point une méthode innovante pour fabriquer les composés actifs de l’ashwagandha, une plante prisée en médecine traditionnelle. Cette avancée pourrait faciliter la production à grande échelle de ces molécules aux propriétés recherchées.

Tl;dr

  • Des chercheurs produisent l’ashwagandha par levure modifiée.
  • Vers une fabrication plus rapide des composés actifs.
  • La production industrielle pourrait booster la recherche médicale.

Une plante médicinale millénaire à l’ère de la biotechnologie

Depuis des générations, les extraits en poudre d’ashwagandha (Withania somnifera) sont au cœur de la médecine traditionnelle indienne. Leur notoriété n’a fait que grandir ces dernières années, notamment sous l’influence de réseaux sociaux et de célébrités vantant ses propriétés apaisantes sur le stress ou l’anxiété. Mais alors que la demande explose pour cette plante surnommée le « ginseng indien », un groupe de chercheurs semble avoir trouvé un raccourci inattendu.

Une percée : la levure productrice de withanolides

Plutôt que de cultiver massivement l’ashwagandha, des scientifiques menés par Jing-Ke Weng à l’Northeastern University ont réussi à reprogrammer génétiquement une souche de levure afin qu’elle fabrique elle-même les fameux withanolides, molécules actives tant recherchées. L’équipe a commencé par séquencer le génome de la plante pour isoler six gènes clés, responsables d’une véritable chaîne d’assemblage enzymatique.

« Nous avons non seulement élucidé la voie métabolique grâce à cette approche sur la levure, mais nous disposons désormais d’un prototype prêt à être industrialisé », explique Weng, qui ne cache pas sa surprise devant le succès rapide de cette expérimentation.

L’innovation au service de la filière et de la recherche

Il faut dire que faire pousser des racines d’ashwagandha, simplement pour extraire ces substances actives, exige temps et ressources. En insérant les six gènes dans le génome du micro-organisme, celui-ci a commencé à produire les composés en quelques jours seulement – même si pour l’instant, il s’agit encore de petites quantités (milligrammes par litre). Les perspectives sont cependant prometteuses : cultiver des levures est peu coûteux et facilement extensible, ouvrant la voie à une production en masse destinée tant à l’industrie qu’à la recherche pharmaceutique.

Nouveaux horizons et prudence scientifique

Si l’intérêt pour l’ashwagandha se concentre principalement sur ses effets anti-stress, les études mentionnent aussi certains risques comme des troubles digestifs ou une toxicité hépatique à fortes doses. D’autres bénéfices supposés – amélioration des performances physiques ou cognitives – restent à valider. Mais ce nouveau mode de production pourrait justement accélérer les essais cliniques et lever le voile sur les vraies capacités thérapeutiques du végétal.

À terme ? « Nous pouvons imaginer ne plus jamais avoir besoin de cultiver les plantes pour obtenir ces molécules précises. Il suffira d’optimiser nos souches de levure pour explorer toutes sortes d’applications médicales », anticipe Weng. Une petite révolution publiée dans Nature Plants, qui pourrait bien transformer tout un secteur.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Une plante médicinale millénaire à l’ère de la biotechnologie
  • Une percée : la levure productrice de withanolides
  • L’innovation au service de la filière et de la recherche
  • Nouveaux horizons et prudence scientifique
En savoir plus
  • Une nouvelle étude révèle un lien étroit entre usage problématique du cannabis et dépression majeure
  • Des ondes sonores éliminent les virus du COVID et de la grippe lors d’essais en laboratoire
  • 432 Hz : Cette fréquence présentée comme un accordage du cerveau est-elle vraiment efficace ?
Vous aimez nos contenus ?
Recevez chaque jour nos dernières publications gratuitement et directement dans votre boite mail
Recevoir la newsletter
  • Mentions Légales
  • Archives
  • Gestion des données personnelles
  • Cancer
  • Alimentation
  • Médicament
© 2026 - Tous droits réservés sur les contenus du site Actusante.net