Après la polémique sur les pesticides et plus précisément avec le glyphosate, le géant allemand de la chimie -le groupe Bayer (Monsanto)- vient de présenter ses "excuses" pour le fichage de données personnelles.
L’entreprise allemande était récemment la cible de propos de l’ex-ministre française de l’Environnement Ségolène Royal, qui figurait sur ces dites listes (selon France 2 et Le Monde) : « ça en dit long sur les méthodes des lobbyistes, (…) ils font de l’espionnage, de l’infiltration, de l’influence, parfois financière j’imagine« …En effet, Monsanto aurait dans un tableau classé les personnalités dans 4 groupes : les ‘alliés’, les ‘potentiels alliés à recruter’, les personnalités ‘à éduquer’ et celles ‘à surveiller’…
Bayer présente ses excuses
Ce dimanche, Bayer (qui commercialisait notamment le fameux le ‘Roundup’) à présenté ses « excuses » pour le fichage de données personnelles : « Après une première analyse, nous comprenons qu’un tel projet ait suscité des inquiétudes et des critiques. Ce n’est pas la manière avec laquelle Bayer chercherait à dialoguer avec les différents groupes d’intérêt et la société et nous présentons en conséquence nos excuses« , écrit le groupe. Notez que Bayer va lancer une enquête interne, comme la société le précise dans un tweet : « Listings de personnalités réalisés pour le compte de Monsanto : @Bayer lance une enquête interne, mandate un cabinet d’avocats externe et réaffirme son engagement en matière de transparence et de traitement loyal envers toutes les parties prenantes« .