Photo d'illustration. Une fécondation in vitro . © Shutterstock.com

Naissances : la FIV présente moins de risques passé 40 ans

Les enfants nés de FIV chez des femmes de plus de 40 ans présenteraient moins de risques de malformations et anomalies.

Avoir recours à la médecine pour aider à procréer pourrait bien avoir des effets positifs dans certains cas. C’est le constat de chercheurs dans une étude publiée le 18 octobre. Ils ont découvert que les enfants nés par Fécondation In-Vitro (FIV) chez des femmes de plus de 40 ans présenteraient moins de risque de voir des anomalies ou malformations se développer.

La FIV moins risquée avec l’âge

Des résultats qui vont à l’encontre de deux éléments souvent désignés comme facteurs de risques, la grossesse à un âge tardif et les enfants conçus par procréation médicale assistée (PMA). Si avec l’âge et avec la FIV les anomalies à la naissance sont plus fréquentes, dans le cas des femmes âgées de plus de 40 ans il s’avère que la fécondation naturelle présente plus de risques d’après les travaux publiés dans la revue de santé International Journal of Obstetrics & Gynaecology.

Les chercheurs ont constaté que les tendances à la malformation à la naissance avec l’âge sont inverses pour les fécondations naturelles et les FIV. Pour les procréations naturelles, toutes catégories d’âge confondues, la fréquence moyenne des anomalies ou de maladies congénitales était de 5,7% et le taux grimpe à 8,2% après 40 ans. Mais pour les PMA l’effet est opposé, le taux est de 9,4% chez les femmes de moins de 30 ans puis il diminue pour passer à 3,6% passé la quarantaine.

Des recherches à approfondir

Pour en arriver là les chercheurs ont épluché les données de plus de 300 000 naissances naturelles, 2200 naissances issues d’une fécondation in vitro, et près de 1400 naissances par injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) qui ont eu lieu en Australie entre 1986 et 2002.

Les chercheurs ne peuvent pas encore expliquer les raisons de ce changement mais la procréation assistée permettrait de limiter le risque lié à l’âge pour les naissances tardives. L’étude met en avant des hypothèses comme la stimulation ovarienne préalable à la PMA qui pourrait inverser les effets de l’âge.