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Grande étude : la FIV n’augmente pas le risque de cancer, mais une nuance subsiste

Actualité > Recherche > Cancer > FIV
Par Germain Montor,  publié le 13 mars 2026 à 19h00.
chercheur laboratoire

Image d'illustration. Chercheur laboratoireADN

Une vaste étude révèle qu’aucun lien global n’a été établi entre la fécondation in vitro et le risque de cancer chez les patientes. Cependant, certaines nuances importantes subsistent dans l’interprétation des résultats et nécessitent une vigilance particulière.

Tl;dr

  • Les traitements de fertilité n’augmentent pas globalement le risque de cancer.
  • Certains cancers sont légèrement plus fréquents ou rares.
  • Résultats rassurants, vigilance et suivi médical recommandés.

Des inquiétudes historiques autour de la fertilité et du cancer

Depuis l’apparition de la procréation médicalement assistée (PMA) et notamment de la fécondation in vitro (IVF), une interrogation persiste : ces traitements pourraient-ils favoriser l’apparition de cancers ? L’administration d’hormones ou le recours à des techniques invasives, comme la ponction ovarienne, ont longtemps alimenté les craintes d’un éventuel effet secondaire à long terme.

L’étude australienne : méthodologie et population concernée

Pour faire la lumière sur ce lien possible, des chercheurs australiens ont exploité les données individuelles du Medicare, du Pharmaceutical Benefits Scheme, et les ont croisées avec le registre national du cancer. Près de 418 000 femmes ayant suivi un traitement de fertilité entre 1991 et 2018 ont été identifiées puis suivies pendant environ dix ans. Les participantes se répartissaient ainsi :

  • 275 000 avaient bénéficié d’une ponction ovocytaire (type IVF).
  • 121 000 ont eu une insémination intra-utérine sans prélèvement d’ovocyte.
  • 176 000 se sont vu prescrire du clomifène citrate pour induire l’ovulation.

Les profils sociodémographiques différaient quelque peu de la population générale, les femmes concernées étant souvent plus jeunes (médiane : 32-34 ans) et vivant moins fréquemment dans des zones défavorisées.

Cancers : des différences marginales selon les traitements

Sur la période étudiée, le nombre total de cancers observé chez ces femmes s’avère très proche de celui attendu dans une population comparable. Quelques disparités subsistent toutefois : les cas d’utérus, ovaires et mélanome, légèrement supérieurs selon les modalités du traitement (jusqu’à 1,83 fois plus pour certains types), restent marginaux – trois à sept diagnostics supplémentaires par an pour 100 000 patientes. À l’inverse, des cancers comme ceux du poumon ou du col de l’utérus sont significativement moins fréquents parmi les bénéficiaires de PMA.

Ces écarts pourraient refléter davantage des facteurs externes qu’un effet direct des traitements. Par exemple, l’endométriose, qui complique la fertilité, est liée au cancer de l’ovaire ; tandis que le profil des patientes (peau claire, non-fumeuses) influence aussi le risque de certains cancers.

Bilan : entre prudence et apaisement pour les patientes

Loin d’incriminer directement la PMA, cette vaste étude rappelle que toute décision médicale doit être mûrement réfléchie en lien avec son praticien. La participation régulière aux programmes nationaux de dépistage reste essentielle. Si la surveillance doit se poursuivre – notamment à mesure que ces femmes avancent en âge –, les résultats offrent un message rassurant pour toutes celles qui envisagent ou suivent un parcours d’aide à la procréation. Pour toute question sur leur exposition au risque cancéreux, il est conseillé aux patientes de consulter leur médecin afin d’adapter leur suivi.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des inquiétudes historiques autour de la fertilité et du cancer
  • L’étude australienne : méthodologie et population concernée
  • Cancers : des différences marginales selon les traitements
  • Bilan : entre prudence et apaisement pour les patientes
En savoir plus
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