Le gène Cdk8 chez les drosophiles pourrait représenter une piste intéressante pour compenser une anomalie cellulaire responsable de la forme héréditaire de la maladie de Parkinson. Serait-il possible de l'exploiter pour développer de nouveaux traitements ?
- Mutation génétique causant le parkinsonisme familial identifiée.
- Le gène Cdk8 découvert chez les mouches pourrait inverser les symptômes.
- Les chercheurs envisagent d’utiliser des astuces génétiques pour réparer les cellules
Une percée majeure dans la recherche sur la maladie de Parkinson
Dans l’univers de la biologie moléculaire, une découverte majeure pourrait donner une lueur d’espoir pour les gens atteints de la maladie de Parkinson.
Selon Esther Verheyen, professeure de biologie moléculaire et de biochimie à l’université Simon Fraser au Canada, le parkinsonisme familial serait provoqué par une mutation génétique déficiente.
La mouche à fruit, un outil précieux dans la recherche
Avec son équipe, la spécialiste s’est intéressée aux mouches de fruits, connues sous le nom de drosophiles. Ces insectes possèdent une étonnante similitude génétique avec l’homme, ce qui fait d’eux des sujets d’étude précieux. « À l’intérieur d’une mouche à fruits, les cellules ressemblent à nos cellules et agissent de la même manière. Leurs cellules et leurs organes fonctionnent vraiment de la même manière.’, affirme Verheyen.
Découverte du gène Cdk8
Grâce à ces mouches, l’équipe de chercheurs a découvert le gène Cdk8. Ce dernier est lié aux gènes CDK8 et CDK19 chez les vertébrés, et sa déficience neurale provoque une baisse de la longévité des mouches et une hypersensibilité aux chocs.
De façon plus intéressante, le Cdk8 des mouches peut remédier aux dysfonctionnements causés par la mutation génétique responsable du parkinsonisme familial.
Une potentialité thérapeutique pour le parkinsonisme familial
Les scientifiques ont ainsi dévoilé que le Cdk8 aide les cellules à se débarrasser des mitochondries défectueuses, une fonction perturbée dans la maladie de Parkinson.
Grâce à des astuces génétiques, les chercheurs pourraient introduire davantage de gènes Cdk8 de la mouche ou CDK19 de l’Homme dans les cellules malades, permettant ainsi de les restaurer. Cette découverte pourrait marquer un tournant significatif dans le traitement de cette pathologie neurodégénérative.