Premiers décès dans le monde dus à la fièvre d’Oropouche au Brésil

Illustration. Moustiques et paludisme. ADN
Au Brésil, la fièvre Oropouche, semblable à la dengue car transmise par les insectes, a causé la mort de deux jeunes femmes. Cette situation soulève une question cruciale : comment mettre fin à cette menace sanitaire ?
TL;DR
- Deux premiers décès mondiaux dus à la fièvre d’Oropouche au Brésil.
- Les victimes sont deux femmes jeunes sans comorbidités.
- La maladie ressemble à une dengue sévère et peut être transmise verticalement.
Fait alarmant : premiers décès dus à la fièvre d’Oropouche
Dans une proclamation récente et inquiétante, le ministère de la Santé du Brésil a confirmé deux premiers décès dus à la fièvre d’Oropouche, une maladie transmise par des insectes et des moustiques. Ces incidents tragiques sont les premiers décès mondiaux attribués à cette maladie.
Qui sont les victimes ?
Les victimes sont deux femmes originaires de l’État de Bahia. Selon le communiqué du ministère, « âgées de moins de 30 ans, sans comorbidités, mais qui présentaient des (…) symptômes similaires à une forme de dengue sévère ». Jusqu’à présent, aucun décès lié à la fièvre d’Oropouche n’avait été signalé dans les archives scientifiques.
Des symptômes proches de ceux de la dengue
La fièvre d’Oropouche se caractérise par des symptômes proches de ceux de la dengue, notamment :
- Une forte fièvre d’apparition brutale
- Des céphalées
- Des douleurs musculaires et articulaires
- Des éruptions cutanées
- Des vomissements
La maladie dure généralement de 3 à 6 jours. Les symptômes peuvent réapparaître brièvement dans 60% des cas.
Transmission et épidémie dans le contexte actuel
Les services de santé brésiliens examinent également six cas possibles de transmission verticale de la maladie, c’est-à-dire entre une mère enceinte et son enfant. Ces premiers décès annoncés interviennent dans un contexte de grave épidémie de dengue, la pire que le pays ait connue, avec au moins 4824 morts confirmées depuis le début de l’année. Le danger présenté par la fièvre d’Oropouche ne doit donc pas être sous-estimé.
