Une étude britannique montre qu’une à deux séances d’exercices isométriques par semaine prolongent la baisse de tension, mais trois font mieux.
En bref
- Une séance aide encore un peu
- Trois séances gardent le meilleur effet
- Étude courte, chez adultes plutôt jeunes
La différence n’est pas anodine. Après huit semaines, le groupe qui a poursuivi les exercices isométriques trois fois par semaine a obtenu la plus forte baisse de pression artérielle systolique, avec -13,73 mmHg. À une séance hebdomadaire, la baisse restait de 6,56 mmHg. À deux séances, 6,95 mmHg.
Trois séances tiennent mieux la distance
L’équipe de l’Université Canterbury Christ Church, au Royaume-Uni, montre donc deux choses à la fois. Oui, une ou deux séances par semaine peuvent encore préserver une partie du bénéfice à court terme. Mais non, cela ne maintient pas la baisse au même niveau que trois séances hebdomadaires.
Publié dans BMJ Open Sport et Exercise Medicine, le travail précise qu’à huit semaines, les groupes à une et deux séances conservaient une réduction significative de la pression systolique et de la pression artérielle moyenne, pas de la diastolique. Le groupe à trois séances faisait mieux, avec une systolique moyenne passée de 131,2 mmHg au départ à 117,5 mmHg. Le groupe qui a totalement arrêté est revenu à des niveaux qui ne différaient plus vraiment du groupe contrôle.
Comment l’étude a été menée
Les chercheurs ont recruté 100 adultes, d’un âge moyen de 37,4 ans, avec une pression systolique normale ou légèrement élevée, entre 120 et 140 mmHg. Aucun ne pratiquait d’exercice structuré régulièrement.
Autre point utile, les participants n’avaient ni blessure ni maladie, ne fumaient pas, ne prenaient pas de traitement antihypertenseur et consommaient moins de 14 unités d’alcool par semaine. Ils ne souffraient donc pas d’hypertension avérée. On parle ici d’adultes relativement jeunes, plutôt en bonne santé, ce qui compte au moment d’interpréter les résultats.
Le programme testé, très simple sur le papier
Le protocole initial a duré quatre semaines à domicile. Il reposait sur quatre séries de chaise contre le mur, séparées par deux minutes de repos assis, trois fois par semaine.
Ensuite, les volontaires ont été répartis en quatre trajectoires, trois séances, deux, une seule, ou arrêt complet. La tension artérielle, la fréquence cardiaque et d’autres paramètres cardiaques ont été mesurés au début, puis à quatre et huit semaines. Après la première phase de quatre semaines, tous les groupes entraînés avaient déjà vu baisser la systolique, la diastolique et la pression moyenne par rapport au groupe contrôle.
Ce que veut dire « isométrique » concrètement
L’isométrie, c’est un effort de force sans mouvement visible de l’articulation. La chaise contre le mur en est l’exemple classique, et c’est celui testé ici. D’autres exercices existent, comme la planche, la planche latérale, le pont fessier maintenu, la montée sur pointes tenue, le serrage d’un objet dans la main, ou encore la poussée contre un mur.
Mais il faut garder la tête froide. L’étude ne dit pas quelle fréquence serait suffisante sur plusieurs mois ou plusieurs années. La phase de maintien n’a duré que quatre semaines. Résultat, pour vous, il y a surtout une idée simple, une à deux séances semblent ralentir la perte du bénéfice, trois séances le conservent bien mieux.