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Un test sanguin pour mieux detecter le syndrome du bébé secoué

Actualité > Enfant > Bébé
Par Thomas Ulmer,  publié le 12 avril 2017 à 12h02, modifié le 12 avril 2017 à 12h03.

Ce syndrome sous-repéré n'est pas toujours diagnostiqué, mais des chercheurs américains ont mis au point un test sanguin qui pourrait aider à mieux le detecter.

Lourd de conséquences pour l’enfant, le syndrome du bébé secoué est pourtant sous-repéré. Les médecins passeraient a coté dans 30% des cas et près de 200 enfants en souffrent chaque année en France selon les chiffres de l’Assurance Maladie, qui reconnait qu’ils sont surement inférieurs à la réalité. Mais les choses pourraient changer alors que des chercheurs de l’Hôpital pour enfants de Pittsburgh aux États-Unis ont mis au point un test sanguin pour détecter les conséquences du syndrome.

Un test sanguin pour detecter les hémorragies intracrâniennes

Les chercheurs expliquent dans leur étude publié dans la revue médicale JAMA Pediatrics que le test détecte les hémorragies intracrâniennes causés par le secouement. Fiable dans 90% des cas, le test baptisé BIBIS utilise une infime quantité de sang pour mesurer le niveau d’hémoglobine dans le sang et détecter une combinaison de trois biomarqueurs.

Ces marqueurs, comparés avec un score établi préalablement, signalent la présence d’une hémorragie cérébrale et permettent d’identifier les enfants qui souffrent du syndrome du bébé secoué. Le test a été mené auprès d’un panel de 599 enfants et s’est avéré juste dans 90% des cas, contre 70% lors des examens cliniques classiques. Une fois l’hémorragie identifiée, elle peut-être localisée à l’aide d’un scanner cérébral.

Aider le diagnostique

A l’heure actuelle le diagnostique se base sur des symptômes physiques, comme des vomissements, de la somnolence, une difficulté à se réveiller ou un manque d’interactions avec l’entourage. Le Dr Rachel Berger, principal auteur de l’étude, déclare : « Nous pensons que le test peut compléter l’examen clinique et, dans les cas où les symptômes ne sont pas clairs, aider les médecins à prendre la décision de prescrire une imagerie ou non ».

Quitte à prescrire des imageries cérébrales négatives, le test sanguin permettrait de diagnostiquer plus de cas et plus rapidement afin d’agir pour traiter les enfants et réduire les séquelles.

Le Récap
  • Un test sanguin pour detecter les hémorragies intracrâniennes
  • Aider le diagnostique
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