Un groupe sanguin serait associé à un risque accru de diabète de type 2

Image d'illustration. Test sang laboratoireADN
Des recherches récentes suggèrent qu’un groupe sanguin particulier pourrait être associé à une probabilité accrue de développer un diabète de type 2. Cette découverte met en lumière l’importance du facteur sanguin dans la compréhension des risques liés à cette maladie.
Tl;dr
- Le groupe sanguin B augmente de 28 % le risque de diabète.
- Seule association solide parmi 270 analysées.
- D’autres facteurs comme l’alimentation restent plus influents.
Un vaste tour d’horizon des liens entre sang et maladies
L’exploration méthodique des relations entre groupes sanguins et pathologies vient d’être portée à un niveau inédit. Une équipe internationale, pilotée par l’épidémiologiste Fang-Hua Liu de l’hôpital Shengjing de la China Medical University, a publié une synthèse ambitieuse dans la revue BMC Medicine. Leur objectif ? Passer au crible près de 270 associations possibles entre types sanguins – qu’ils soient du système ABO ou Rhésus – et diverses issues de santé.
Pour parvenir à cette vue d’ensemble, les chercheurs ont réalisé ce que l’on appelle une « umbrella review » : il s’agit d’une analyse qui compile, non pas des études individuelles, mais des revues systématiques elles-mêmes basées sur de multiples publications. Ainsi, ce travail revient à « survoler toute une forêt d’études », selon leurs propres mots.
Sang B : un risque confirmé pour le diabète de type 2
Après une batterie d’évaluations rigoureuses — allant de la robustesse statistique à la cohérence des résultats en passant par la taille des échantillons — un seul lien émerge avec force : celui entre le groupe sanguin B (qu’il soit positif ou négatif) et un risque accru de développer un diabète de type 2. Les données suggèrent que ce risque est supérieur en moyenne de 28 % par rapport aux individus qui n’appartiennent pas au groupe B.
Les auteurs insistent cependant sur la relativité de cette augmentation : si elle reste notable, elle demeure bien inférieure à l’impact d’autres facteurs connus. Pour donner un ordre d’idée :
- 50 grammes de viande transformée par jour augmentent le risque de diabète de 37 % ;
- Sédentarité : +112 % ;
- Surpoids ou obésité : facteur déterminant.
L’essentiel reste ailleurs… mais vigilance conseillée pour certains profils
En définitive, malgré les nombreuses études explorant les liens entre groupes sanguins et maladies, aucune autre association n’a résisté aux tests méthodologiques poussés menés ici. L’hypothèse d’un rôle du microbiote intestinal – évoquée récemment dans une étude pour expliquer ce lien avec le diabète – demeure encore trop incertaine.
Pour autant, ceux qui possèdent un groupe sanguin B gagneraient à rester attentifs aux autres facteurs modifiables liés au développement du diabète : alimentation, activité physique et gestion du poids restent déterminants. Au fond, si le sang a son mot à dire, il ne dicte pas tout.
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