Crise cardiaque : le risque de décès peut facilement être réduit grâce à l’activité physique
Dans une nouvelle étude, les chercheurs ont constaté que les personnes faisant de l’activité physique avaient beaucoup moins de chance de mourir suite à un infarctus.
D’après les données de Santé publique France, l’infarctus du myocarde, plus généralement appelé crise cardiaque, plus de 110 000 personnes ont été hospitalisées pour un syndrome coronaire aigu en 2014, dont plus de 60 000 pour un IDM. De plus, le risque de souffrir de cette pathologie cardio-vasculaire augmente avec l’âge et le taux de mortalité cardiopathie ischémique chez les hommes est plus de deux fois supérieur à celui des femmes. Par le biais d’une nouvelle étude publiée dans Neurology, nous apprenons aujourd’hui que l’activité physique permettait aux victimes de crise cardiaque de mieux récupérer et de réduire le risque de décès.
L’activité physique encore une fois bénéfique pour la santé
Pour rappel, une crise cardiaque est causée par l’obstruction d’une artère. Via ce phénomène, la circulation du sang et de l’oxygène allant vers le cœur est bloquée, provoquant ainsi la destruction des cellules musculaires avoisinantes. L’Inserm rappelle ainsi que « l’infarctus peut entraîner une insuffisance cardiaque, et de troubles du rythme cardiaque qui font courir un risque de mort subite ».
Via cette nouvelle étude, les chercheurs recommandent vivement de faire de l’exercice afin de diminuer les risques de crise cardiaque. « Notre étude montre que faire un minimum d’activité physique peut réduire la mortalité sur le long terme, quelle qu’en soit la cause, chez les survivants d’un infarctus ». Pour arriver à cette conclusion, ils ont observé l’état de santé de près de 100 000 personnes, dont certains ayant fait un infarctus. Chacun des participants précisait ainsi la quantité d’exercice physique effectuée chaque semaine par le biais d’un questionnaire. Ils ont ensuite été suivis pendant plusieurs années (en moyenne quatre ans et demi).
Grâce à trois ou quatre heures de marche ou de jardinage par semaine, ou encore de deux et trois heures de vélo par semaine, les chercheurs ont ainsi soulevé que cette activité physique permettait de réduire de 54 % le risque de décès des personnes ayant eu auparavant un infarctus. Le risque était même réduit de 80 % chez les moins de 75 ans. Ils précisent pour finir : « Nous avons constaté que les bénéfices étaient encore meilleurs lorsque les gens marchaient entre six et sept heures par semaine ».
