Quadragénaires : une consommation d’alcool préoccupante pour les médecins

Image d'illustration. Alcool barADN
Les médecins sont de plus en plus préoccupés par cette nouvelle tendance de consommation d'alcool chez les personnes d'âge moyen, considérée comme plus inquiétante que les excès ponctuels.
Tl;dr
- La consommation excessive d’alcool ne se limite pas aux jeunes.
- Une forme dangereuse de consommation d’alcool, la « consommation à haute intensité », est en augmentation.
- La consommation à haute intensité est motivée par des facteurs sociaux et de gestion du stress.
La consommation d’alcool : au-delà des jeunes fêtards
Les fêtes de fin d’année offrent souvent une excuse pour se laisser aller à des plaisirs coupables, comme se gaver de comfort food, faire la sieste sans culpabilité et, pour certains, boire en abondance. Cependant, la consommation excessive d’alcool ne se limite pas à la période de Noël et du Nouvel An, ni aux étudiants universitaires. En effet, les taux globaux de consommation excessive d’alcool sont maintenant équivalents chez les jeunes adultes et les personnes d’âge moyen. Cela s’explique par le fait que les jeunes hommes, en particulier, consomment moins d’alcool en une seule séance qu’auparavant, tandis que les adultes d’âge moyen en consomment davantage.
La consommation d’alcool à haute intensité : un risque accru
Les chercheurs se concentrent de plus en plus sur un modèle plus dangereux de consommation d’alcool qu’ils appellent la consommation à haute intensité : la consommation de huit verres ou plus d’affilée pour les femmes, et de dix verres ou plus pour les hommes. Cette pratique est encore plus risquée que la consommation excessive, et elle est en augmentation parmi certains segments de la population.
Qui sont les consommateurs à haute intensité ?
La consommation excessive d’alcool a longtemps été associée à la jeunesse, mais les tendances changent. Selon les dernières données de 2023, près d’une personne sur huit entre 27 et 28 ans consomme régulièrement 10 verres ou plus en une nuit. Par ailleurs, la consommation à haute intensité chez les hommes de 30 ans et plus et chez les femmes de 18 à 64 ans a augmenté.
Les conséquences de la consommation à haute intensité
Les conséquences de la consommation à haute intensité sont plus lourdes que celles de la consommation excessive. Les consommateurs à haute intensité sont plus susceptibles de faire un « blackout » total, de se retrouver aux urgences en état d’ébriété avancée et de constituer un danger pour eux-mêmes et pour autrui. Comme le souligne Keith Humphreys, expert en addiction et psychologue à Stanford University, « Les buveurs à haute intensité sont plus susceptibles de faire un blackout total, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé, ou de se retrouver aux urgences en état d’ébriété avancée et de constituer un danger pour eux-mêmes et pour autrui. Quand les gens boivent autant, le risque de préjudice augmente assez dramatiquement »
Les motivations derrière la consommation à haute intensité
Les études ont montré que les jeunes sont largement motivés par l’attente que cela les rendra plus sociables et les aidera à s’amuser avec leurs amis. Quant aux adultes d’âge moyen et plus âgés, ils consomment de l’alcool lors d’événements sociaux, mais ils l’utilisent également comme moyen de faire face au stress.
